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Le marathon Princesse de Clèves : bonnet d'âne pour l'élève Sarkozy

- 17.02.2009

Zone 51 - Insolite - marathon - lecture - princesse


L'opération ne manquait pas d'audace et moins encore d'humour : elle mérite d'être même contée à nos petits enfants. Quand notre président avoue sa phobie et sa haine viscérale de la Princesse de Clèves, à Lyon, en 2006, la France soudain s'esclaffe. « L'autre jour, je m'amusais, on s'amuse comme on peut, à regarder le programme du concours d'attaché d'administration. Un sadique ou un imbécile, choisissez, avait mis dans le programme d'interroger les concurrents sur La Princesse de Clèves », avait-il eu le bon goût de relater, pour dénoncer la vacuité des programmes.

Grand bien lui en fasse, les enseignants chercheurs sont actuellement dans la rue, et n'ont pas hésité à donner une leçon de choses de la vie au sieur Nicolas... en lui faisant la lecture. C'est ainsi que dans plusieurs villes, et même partout en France finalement, une lecture marathon de la Princesse de Clèves est organisée. Fabula.org vous en livre les dates, aujourd'hui c'est à Aix, ne ratez pas cela.

Hier, c'était au Panthéon que se tenait ce véritable camouflet au président, renvoyé à ses études : « Nous croyons que sans la complexité, la réflexion et la culture, la démocratie est morte », a lancé l'organisatrice Sophie Rabau, maître de conférences à Paris III, venue en « réaction aux propos de Nicolas Sarkozy ». Fleur jaune en boutonnière en l'honneur de Mme de La Fayette, elle était avec près de 400 personnes venues assister à la lecture. « Tout le monde a le droit de lire La Princesse de Clèves. Parce que ça sert à nommer des sentiments, des sensations qu'on ne sait pas nommer », expliquait alors à l'AFP Marcel Bozonnet, ancien directeur de la Comédie française.

« Le rôle de l'université, c'est d'ouvrir à la culture. Nous sommes des gens qui voulons partager notre savoir », renchérit Mme Rabau, reconnaissant toutefois la complexité du texte. L'opération durera jusqu'au 19... mais à partir du 18, nous devrions vous offrir une occasion de plus de rire. Et à Mme de La Fayette d'être vengée...