Le PEN réclame que les États-Unis revoient leur position

Clément Solym - 01.04.2008

Zone 51 - Insolite - Sebastian - Horsley - USA


Se retrouver coincé à la frontière et renvoyé comme un malpropre dans ses pénates alors qu'on vient assurer la promotion de son livre aux États-Unis n'a rien de vraiment drôle. C'est pourtant ce qui était arrivé à Sebastian Horsley, auteur passablement excentrique à la vie bien remplie et méticuleusement détaillée...

Le centre américain PEN a donc décidé d'intervenir dans cette sombre histoire pour permettre à Sebastian d'assurer sa promotion. Refusé à l'entrée du pays pour « atteinte aux bonnes moeurs » (ou l'équivalent américain) le 18 mars dernier, les douaniers avaient refusé de le laisser entrer dans le pays après avoir réalisé une recherche sur Google.

En publiant une lettre de contestation, le PEN prend largement parti dans cette histoire, et en a rajouté une couche en invitant l'auteur au prochain World Voices Festival, qui aura lieu fin avril. Adressée au département de la sécurité intérieure, la missive réclame que le pays revoie sa position et autorise Sebastian à entrer aux USA.



Au-delà de l'anecdote, le PEN redoute que ce genre de pratique ne se généralise et devienne un prétexte leitmotiv invoqué pour empêcher d'autres personnes de voyager à direction du pays. Frncien Prose, qui signe la lettre, s'exprime au nom des 3.300 écrivains professionnels et membres du PEN en expliquant « le choc et la déception » face à cette attitude.

Moralité : les USA ont le droit d'inonder le monde avec leurs cochonneries produits culturels, mais ne supportent pas qu'on leur rende la pareille.