Le poids écologique et énergétique des dragons de Game of Thrones

Nicolas Gary - 16.05.2019

Zone 51 - Insolite - dragons game thrones - impact écologique - consommation énergétique dragons


Depuis des années, les bovins sont accusés de participer activement — encore que, plutôt passivement… – au réchauffement climatique. En effet, le pet de vache, et l’émission de méthane qu’il implique, aurait des conséquences funestes sur l’évolution des températures. Mais quid de l’élevage de dragons dans Game of Thrones ? Eh bien, on n'aurait pas tant de souci à se faire…


 

CH4. C’est la composition chimique du drame quotidiennement vécu par notre planète, du fait des flatulences bovines qui sont en partie mises en cause dans le réchauffement de la planète. Des études multiples sur le sujet ont pointé ces pauvres bêtes — que l’on pousse à être plus grosses, et qui, conséquemment, pètent plus fort, parce qu’elles mangent plus…

Depuis 1987, une organisation à but non lucratif, Consortium for Mathematics and Its Applications, organise un concours annuel : des équipes universitaires du monde entier rivalisent d’ingéniosité sur des sujets imposés. Trois thématiques leur sont proposées, et chacun élabore alors un document technique d’analyse, durant quatre jours de saine émulation. 

L’enjeu n’est d’ailleurs pas de résoudre le problème que de parvenir à mettre au point une méthodologie et une réflexion. 
 

Des drones, des psychotropes et des... dragons ?


Cette année, deux scénarios comportaient une véritable approche de l’actualité : comment configurer une flotte de drones destinée à seconder les équipes de secours médical à Porto Rico, pour l’une. Pour l’autre, il s’agissait de bâtir un modèle permettant d’évaluer la gravité de la consommation d’opioïdes aux États-Unis.

La troisième, en revanche, devient hilarante, et rejoint la problématique du pet bovin : quelles sont les conséquences écologiques des trois dragons de Dany, récemment arrivés dans l’univers de Westeros, alias Game of Thrones ? Et surtout, quel serait l’impact d’une prolifération de dragons ?

L’équipe de South Dakota School of Mines & Technology a publié un document de 22 pages portant sur le sujet : alternant recherches dans les textes de George RR Martin et celles sur la série de HBO, elle a dégagé une multitude de problématiques très sérieusement construites.

Ainsi, ont été estimées les variables qu’implique un dragon moyen en terme calorique. Ou encore, les dépenses énergétiques basées sur les températures ambiantes et leurs répercussions sur l’environnement. Et même : de quelle superficie auraient besoin trois créatures ? Et quelle quantité de ressources serait nécessaire pour les faire vivre ?
 

De la baleine bleue au Boeing 747 en passant par le pétrosaure


En s’appuyant sur des animaux du monde réel, comme la baleine bleue, a donc été mesurée la consommation énergétique d’un dragon de 10 ans. Or, dans Game of Thrones, il semble que les dragons soient en mesure de s’adapter en fonction de l’espace disponible pour leur survie. 



 
Pour modéliser l’impact énergétique de très grands dragons, l’équipe a pris en compte ce qu’un Boeing 747, la fusée Saturn V et le Symphony of the Seas, le plus grand navire au monde, représentent.. Puisque les créatures sont également connues pour cracher du feu, l’équipe s’est penchée sur les lance-flammes de la Seconde Guerre mondiale, avec une portée de 20 mètres — le tout pour simuler le potentiel énergétique nécessaire.

« Nous aurions pu aller plus en profondeur, avec plus de temps », indique Nicolas Chmielewski, membre de l’équipe. En effet, sur une période de 4 jours, il faut aller au fait. « Nous avons dû sacrifier certains éléments pour répondre au calendrier de la compétition. »
 
Cependant, ils se sont également inspiré de ressources cryptozoologiques, en remontant les comportements de dragons du komodo ou encore celui des pétrosaures (reptiles volants apparus au Trias supérieur, il y a 230 millions d’années, et disparus à la fin du Crétacé).
 

Près de 1800 vaches par jour


Selon leurs conclusions, un dragon, dont la taille serait celle du plus grand navire de croisière du monde, consommerait 13 % de l’ensemble de l’élevage de bovins américains par an. En somme, les producteurs de bétails profiteraient d’une demande accrue dans leur production — et hop, les émanations de méthane seraient en hausse illico. Moralité : 1798 vaches par jours, pour nourrir une bestiole, tout de même. Pour mémoire, Gargantua avait besoin du lait de 17.913 vaches à sa naissance, pour son allaitement quotidien… 

Cependant, l’existence et la survie de trois dragons n’auraient donc pas d’impact significatif sur les ressources du territoire américain. 

Patrick J. Driscoll, directeur de ce concours, avoue être stupéfait de l’approche scientifique employée. « Définition du problème, hypothèses et justification, approche, analyse des sensibilités, évolution de leur propre modèle. Ils ont extrêmement bien travaillé et l’ont fait d’une manière qui présente vraiment la façon dont ils envisageaient chaque élément du problème. »

Tout ça pour montrer que l'on peut s'amuser avec les mathématiques...


via Wired


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