Bienvenue à la VerbaTeam : Pivot, d'Ormesson, Pellerin et Franzen

Bartleby - 03.09.2015

Zone 51 - Chez Wam - citations personnalités - Fleur Pellerin - Bernard Pivot


Ils le disent, parfois même, ils le croient fermement sur l’instant, et quelque temps plus tard, ils le regrettent, amèrement. Pour amorcer en douceur une rentrée sucrée, ActuaLitté propose une nouvelle rubrique, VerbaTeam.  Selon le Larousse, un verbatim est une « reproduction intégrale des propos prononcés par l'interviewé ; compte rendu fidèle ». Une petite folie que l’on pouvait bien s’octroyer, et cette semaine, Bernard Pivot rencontre James Bond, quand Jonathan Franzen croise Fleur Pellerin

 

Verbatim DataLife DDS2 4mm DAT

Luigi Rosa, CC BY SA 2.0

 

 

Ah, Bernard, devenu le pivot des lettres françaises, ce membre illustre de l’Académie Goncourt a décidé de jouer les jeunes premiers au théâtre... Un spectacle fameux, les vivats de la foule, il raconte à la Voix du Nord son enthousiasme prochain à monter sur les planches.

 

C’est toujours amusant de prendre un risque, d’avoir la chance de connaître, sur le tard, ce qu’on n’a jamais connu. Il y a une sorte de jouissance, entendre rire les gens c’est quelque chose de nouveau pour moi. Il y a une relation charnelle avec le public. Mais s’il n’y avait pas d’humour, je n’irais pas. Le bon rire fin et spontané, c’est une forme de bon goût aussi.

 

On évitera de rire après la représentation. 

 

Jonathan Franzen est un homme au grand cœur, expérimentateur de premier ordre, et écrivain de l’expérimentation. Dans Le Monde, il donnait sa vision des choses, de la nécessaire confrontation de l’écrivain avec le vivant. Et pour mieux percer les mystères de la vie, il avait une idée. 

 

« Oh, c’était fou, cette idée que Kathy (sa compagne) et moi allions adopter un orphelin de guerre irakien. Toute cette histoire a duré peut-être six semaines. »

 

Son éditeur l’en a dissuadé : le recours aux cobayes, c’est mal vu.

 

Comment ça, les librairies américaines indépendantes se raréfient. Un passage au crible, sur France Info, des déclarations de la ministre de la Culture, et voici qu’un mythe est mis à mal. 

 

C’est qu’en matière d’exception culturelle, la France et ses 3000 librairies font figure d’Éden. Mais on ne peut pas dégrader les chiffres des voisins, pour valoriser une industrie – fut-elle la plus grande au monde.

 

Les librairies, il les connaît bien pour les avoir fréquentées : Monsieur Jean d’Ormesson, qui a toute sa vie reçu les honneurs du public, l’homme que tout journaliste rêve d’avoir à sa table, racontait durant ses vacances que l’humilité fait toujours partie de ses nombreuses qualités. Le Télégramme rencontre l’auteur, fraîchement accueilli à la Pléiade.

 

La Pléiade vaut bien un Nobel, je crois. Ce qui m’émeut, c’est moins la couverture finement dorée que de savoir que j’entre de mon vivant dans cette prestigieuse collection comme, avant moi, Yourcenar, Ionesco, Gide, Malraux ou Lévi-Strauss. 

 

Paris vaut bien une messe, paraît-il.

 

Son nom est Bond, James Bond, et Anthony Horowitz, qui doit écrire la prochaine salve de ses aventures, s’est fait vilainement tirer les oreilles. Pour avoir critiqué le fait que Idris Elba, acteur noir, ne soit pas le meilleur client pour incarner l’agent 007, le romancier a dû se confondre en excuses.

 

 

Il faudra l’apprendre de l’agent secret : toujours tourner sa main sept fois autour de la gâchette ou du clavier, avant de faire feu.