Les lecteurs et l'autoédition : les grandes maisons ont-elles la cote ?

Clément Solym - 06.12.2013

Zone 51 - Chez Wam - autoédition - phénomène de société - modèle éditorial


Avant, un auteur refusé partout n'avait d'autre choix, pour voir son oeuvre imprimée, que de passer par l'édition à compte d'auteur. Depuis l'arrivée de plusieurs solutions, reposant sur une commercialisation numérique, d'impression à la demande, ou couplant les deux supports, ont permis de faire du mal aux sociétés qui abusaient de la naïveté des auteurs.

 

 

Soutenir et aimer les auteurs indépendants... ou pas ?

 

 

Aujourd'hui, l'autoédition aux États-Unis a connu une croissance de 422 % depuis 2007 - une date qui, très étonnamment, coïncide également avec le lancement du premier Kindle. Sur l'année 2012, on retrouve dans les 100 meilleures ventes d'Amazon, 25 % d'auteurs indépendants, qui ont fait le choix (ou pas...) de ne pas passer par une structure éditoriale traditionnelle. 

 

Et au milieu de tout cela, il y a des phénomènes éditoriaux comme Hugh Howey, qui comptabilise plus de 1,2 million d'exemplaires numériques commercialisés. Or, l'auteur a conservé les droits numériques sur ses oeuvres...

 

En France, l'autoédition est parvenue manifestement à séduire les auteurs, qui profitent de plus en plus de ces solutions, mais les lecteurs, qu'en est-il ? Edilivre avait diffusé une enquête montrant que 

 

•  Plus de 1 Français sur 3 pense que l'auto-édition pourra remplacer à terme l'édition traditionnelle

  85% considèrent les libraires comme des acteurs importants de la chaîne du livre et 64% pensent qu'ils survivront aux géants d'Internet

•  83% considèrent le format numérique comme une opportunité pour publier des écrits et 88% pensent qu'il ne fera pas disparaître le format papier (voire impossible pour 59 %)

  63% seraient heureux que la version piratée de leur livre rencontre un succès - seuls 9 % en ont réellement peur. (voir l'enquête)

  

De là, notre petit sondage : toi, lecteur, mon semblable, mon frère, l'autoédition, qu'en penses-tu ?