Les villages britanniques se déchirent autour du prochain Rowling

Clément Solym - 09.07.2012

Zone 51 - Insolite - Rowling - roman - géographie


The Casual vacancy, prochain roman de JK Rowling, qui ne doit rien à l'univers d'Harry Potter, mais devra tout à son succès sera publié en septembre outre-Manche. Si la traduction va sortir à toute vitesse, et probablement faire trimer les traducteurs dans tous les pays du monde, le PDG de la maison française Grasset, qui le sortira, est d'une confiance à toute épreuve.

 

 

 

 

Et alors même que les pages ne sont pas encore imprimées, déjà les villes britanniques rivalisent d'astuce pour revendiquer la paternité du roman. Tout du moins, son cadre géographique. La ville de Pagford, où se déroule le roman est paisible, certes, idyllique, manifestement, mais avant tout fictive. 

 

Selon l'Indépendent, il faudrait y recenser près de 5500 âmes, et y trouver une abbaye remontant au XIIe siècle. Ce qui fixerait la ville de Kelso dans les challengers. Cependant, elle est assez éloignée de la ville natale de Rowling, née dans le Gloucestershire, bien qu'elle réside aujourd'hui à Édimbourg.

 

Mais les habitants du village n'ont cure de ces détails logistiques. Plusieurs d'entre eux revendiquent déjà que leurs murs sont ceux qui ont inspiré la maman de Potter, et on bombe le torse, en pensant que, peut-être, un bout de sa bicoque apparaîtra dans les limites de la ville imaginaire. 

 

Or, on s'en doute, les habitants de Kelso ne sont pas les seuls à se réclamer de la création rowlingienne… La ville de Richmond, dans le North Yorkshire est entrée en lice, avec sa place pavée, son abbaye… et la mort d'un secrétaire de mairie au cours des 50 dernières années. Détail qui a son importance, puisqu'il pourrait se rapprocher de  la mort d'un jeune conseiller au cours de la dernière décennie, comme dans le livre de Rowling.

 

Diablerie !

 

D'autres ne manqueront pas de répondre à l'appel, revendiquant d'être au coeur de la future intrigue de la romancière, et surtout, prévoyant d'ores et déjà les attractions touristiques autour du roman. 

 

Alors, comme le chantait ici et là Brassens, le sage tournera sept fois sa langue dans sa bouche, avant d'entamer le couplet aujourd'hui célèbre :

 

C'est pas un lieu commun celui de leur connaissance

Ils plaignent de tout cœur les petits malchanceux

Les petits maladroits qui n'eurent pas la présence

La présence d'esprit de voir le jour chez eux

Quand sonne le tocsin sur leur bonheur précaire

Contre les étrangers tous plus ou moins barbares

Ils sortent de leur trou pour mourir à la guerre

Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

Les imbéciles heureux qui sont nés quelque part

 

La ballade des gens qui sont nés quelque part.