Mèche de Charlotte Brontë, sang de Kerouac... La Berg Collection se dévoile

Antoine Oury - 10.08.2018

Zone 51 - Insolite - Charlotte Brontë cheveux - Berg Collection New York Public Library - Berg Collection NYPL


Les bibliothèques ne conservent pas que des livres : au sein de la New York Public Library, la Berg Collection renferme des artefacts uniques. Des cheveux de Charlotte Brontë et de Walt Whitman, la canne de Virginia Woolf ou même le sang de Jack Kerouac, c'est un ensemble de reliques littéraires que préservent les agents.


« Blood », écrit avec le sang de Jack Kerouac


 

Les frères Berg, Henry W. et Albert A., ont laissé leur nom à une collection et à une salle de lecture de la New York Public Library. Mais pas seulement : ils lui ont légué des centaines de manuscrits et autres documents signés par les mains à l'origine des plus importants livres de la littérature anglophone. Ainsi que des objets, divers, insolites, ayant appartenu à ces auteurs.

 

« Realia », c'est le nom donné à cette catégorie particulière d'archives, que l'on pourrait traduire par les réalités. « Nous ne sommes toujours qu'une personne dans l'espace-temps de l'histoire, ce que montre en particulier cette salle. Ici, c'est une opportunité d'approcher un objet, d'une manière très physique, pour créer un lien qui transcende le temps », souligne Mary Catherine Kinniburgh, une des responsables de la Berg Collection.

 

Parmi ces objets qui rappellent la condition humaine de ces auteurs légendaires, des mèches de cheveux, comme celles de Charlotte Brontë, conservée dans un petit secrétaire, et de Walt Whitman. Ou encore le sang de Jack Kerouac, utilisé pour écrire « Blood » sur une carte portant l'inscription « Le sang d'un poète ». 

 

On trouve aussi des instruments d'écriture, bien sûr, comme un stylo de Mark Twain, et ses lunettes, ainsi que des manuscrits plus atypiques, tels les dessins de papillons réalisés par Vladimir Nabokov. Ou encore le coupe-papier de Charles Dickens, monté sur la patte empaillée de son défunt chat...

 

D'autres objets ont une portée encore plus forte : la canne de marche de Virginia Woolf, sans doute le dernier objet qu'elle eut entre les mains avant son suicide, ou encore les masques mortuaires de James Merrill et E. E. Cummings, ont une aura unique.

 

Cette édition de Fahrenheit 451
résiste au feu

 

« C'est ce genre d'objets, proches du talisman, qui se prêtent particulièrement à se voir conférer le statut de porte d'accès direct à l'autre monde », remarque Declan Kiely, directeur des expositions de la bibliothèque, auprès du New Yorker. Pour des raisons évidentes de conservation, il n'est possible de voir ses artefacts qu'en montrant patte blanche, et sur rendez-vous.

 

Cela dit, la NYPL envisage une large exposition au public en 2020, au sein de la Gottesman Gallery. Rendez-vous est pris...





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