Mère célibataire, sans argent, qui écrit au café : la clef du succès ?

Clément Solym - 09.12.2008

Zone 51 - Insolite - écrire - café - Rowling


Marina Fiorato était sans le sou, mère célibataire et n'aura eu pour modèle que J.K. Rowling. La maman d'Harry Potter qui a commencé sa carrière en écrivant dans des cafés a ainsi inspiré Marina qui s'est décidée à écrire elle aussi.

« J'écrivais dans des cafés situés près de librairies. J'achetais un cappuccino et le faisait durer trois heures. Je n'avais même pas les moyens d'en prendre un par heure », dit-elle dans une interview à Forbes. Et les besoins de faire des recherches tant historiques que géographiques la rattachaient à ces établissements, dont elle s'est servie comme de bibliothèque.

Mais voilà, Rowling ne s'est pas faite en un jour non plus. Et Marina a persisté elle aussi. Une fois le livre achevé, tous les éditeurs anglais l'ont refusé. The Glassblower of Murano - Le souffleur de verre de Murano - a été finalement acheté en Allemagne, où il a déjà vendu 150.000 exemplaires. Cette histoire qui se déroule en Italie, quatre cents ans auparavant est devenu un best-seller.

Et les ventes se sont enchaînées, au point qu'aujourd'hui, ce livre lui a déjà rapporté 1,18 million €. Et la revanche est prise en Angleterre, puisque l'éditeur Beautiful Books en a également écoulé 40.000 exemplaires. Et même si Marina ne souhaite pas que l'on établisse de liens entre elle et Rowling - leurs écritures n'ont rien de commun - elle avoue que c'est à elle qu'elle doit l'idée d'aller écrire dans des cafés.

Aujourd'hui, Hollywood convoite son livre, déjà traduit en 14 langues et un autre roman est en cours d'élaboration. The Madonna of the Almonds sortira en Angleterre l'an prochain...