Odorama et lecture numérique : mettre le papier sous verre

Nicolas Gary - 23.03.2014

Zone 51 - Humour - Neil Jomunsi - livre numérique - odorama


« Or à mesure que le stand numérique du Salon du livre grossit chaque année, se joue l'avenir du livre et, avec lui, celui de certains modèles de transmission, d'apprentissage, de concentration, d'éveil, de recherche et de rythmes de pensée. Si les livres viennent à disparaître des écoles, qu'adviendra-t-il de la temporalité qu'ils contiennent dans leurs pages et des relations humaines qui s'y tissent ? Une sourde révolution culturelle est en cours qui détermine à la fois les capacités cognitives et le potentiel critique de la jeunesse d'aujourd'hui et de demain en les soumettant aux exigences d'efficacité et de rapidité véhiculées par le numérique. »

 

 

Cette tribune diffusée sur le site LeMonde, par le groupe des 451 pour les métiers du livre, fera sourire. Car en réalité, le livre numérique, et l'écosystème qu'il porte, est bel et bien angoissant, parce certains aspects. Mais il est aussi source d'émerveillements simples, et de créations parfois insolites. Neil Jomunsi, qui accompagne la rédaction durant son périple au Salon du livre de Paris, a eu le nez fin. Et à raison : le bruit, certes, des pages que l'on tourne, mais surtout, l'odeur, l'inénarrable odeur du papier. Retrouvera-t-on, pour l'édition 2015, une machine - payante, le Salon ne fait pas dans l'humanitaire - à diffuser de l'odeur de livres ?

 

On pourra aussi retrouver Neil, dans son exercice favori, le Projet Bradbury, ou l'écriture de 52 nouvelles en 52 semaines.