Planquer un pistolet dans un livre : poids des mots, choc des roquettes

Clément Solym - 06.02.2015

Zone 51 - Insolite - arme feu cacher - livre pistolet - culture poids


Qui a dit que les livres étaient innocents ? Si le livre imprimé a toujours un bel avenir, c'est parce qu'il reste un objet prisé, visuellement, et qu'il occupe les mains. Tout semble plus sérieux, avec un livre... Mais on fait parfois d'épatantes rencontres une fois la couverture dépassée. 

 

 

 

 

Jusqu'à présent, envisager que les livres puissent servir à stocker des armes à feu ne se retrouvait qu'en des temps anciens, ou occasionnellement lors d'enquêtes policières. Et bien le personnel de la boutique Goodwill Store été pas mal choqué de sa découverte : un calibre 0.31, un pistolet à poudre noire, manifestement réalisé par le fabricant d'armes italien Armi San Marco, a été trouvé à l'intérieur d'un bouquin. 

 

C'est un employé qui a donné l'alerte, trouvant que si la culture avait certainement un poids, celui du bouquin était plus élevé que d'ordinaire. 

 

Il s'agit d'une réplique d'armes à feu que l'on pouvait encore trouver au milieu du XXe siècle. Aucune information n'accompagnait l'arme, et le numéro de série n'a pas permis aux policiers de remonter une piste pour identifier son propriétaire. Seule indication claire, l'objet a été réalisé par Knox's Fort Box dans la ville de Jonesboro, Arkansas.

 

Au Goodwill Store, situé à Ellsworth, dans le Maine, la grande région de Stephen King, les employés n'en sont pas revenus de leur trouvaille. On trouvait sur la tranche du livre le titre Den of Lions, ce qui ne manque pas d'humour. Il s'agit là du titre d'un film américano-hongrois réalisé en 2003 par James Bruce, racontant l'histoire d'un agent du FBI qui part à Budapest pour infiltrer la mafia russe.

 

Difficile de croire que le livre a un lien avec ce film, surtout que l'objet a clairement été conçu pour abriter une arme à feu. 

 

En revanche, il semblerait faire référence directement aux expériences d'un journaliste nommé Terry Anderson, qui entre 1985 et 1991 fut pris en otage par l'Hezbollah chiite, au Liban. 

 

Chose anecdotique, rapporte le journal local : en 2012, un employé de la bibliothèque publique de Valapraiso, dans l'Indiana, avait sorti une arme d'un livre de Robert Stone, baptisé Outerbridge Reach