Pourquoi Hillary Clinton doit lire tout Harry Potter dans les plus brefs délais

Clément Solym - 26.07.2016

Zone 51 - Insolite - républicain démocrate présidentielle - Amérique élections Clinton Trump - Harry Potter élections


Il faudra voir à classer Harry Potter au Patrimoine mondial de l’UNESCO prochainement, tant le petit sorcier de JK Rowling a toutes les vertus. Aucune preuve encore n’a été fournie, mais il serait même en mesure de guérir les boutons de fièvre. Et en attendant de nouveaux miracles, c’est dans le monde politique qu’il sévit, exerçant bénéfique une influence sur les lecteurs. 

 

little harry potter

woodleywonderworks, CC BY 2.0

 

 

En 2014, une étude indiquait qu’Harry Potter avait des pouvoirs magiques – on le savait – et pouvait influencer les opinions politiques. Conclusion : 

 

Ceux qui ont été soumis à une dose, plus ou moins forte d’Harry Potter se décriraient comme des gens plus ouverts à l’autre, politiquement plus tolérants, moins autoritaires, moins à même de recourir à la force, à la violence ou la torture, et surtout, politiquement plus impliqués. Près de 60 % des personnes nées dans la période décrite, et qui ont lu tous les livres, ont ainsi voté pour Barack Obama en 2008, tandis que 83 % d’entre eux avaient un regard défavorable sur l’administration Bush.

 

 

Bush étant républicain, on comprendra fort logiquement que son successeur indirect, Donald Trump, ne jouisse pas d'une place de choix dans le cœur des fans d’Harry. En réalité, une enquête menée par l’université de Pennsylvanie indique que les lecteurs, en plus d’être tolérants, sont totalement opposés à l’autoritarisme que dégage le candidat. « Cela peut sembler mince, mais pour quelqu’un qui a lu l’ensemble des sept livres, l’impact total pourrait ramener l’engagement pour Trump à 18 sur 100 points », précise Diana Mutz, qui a supervisé l’étude.

 

Un effet Potter anti-Trump pris très au sérieux, d’autant plus que les valeurs que le candidat républicain dit défendre sont à l’opposé de ce que l’on peut lire dans les romans. 

 

Conclusions, et non des moindres : l’étude fournit une sorte de laboratoire sociologique sur les préférences des électeurs-lecteurs de Harry Potter. « Les messages de tolérance envers l’autre et d’opposition à la violence aux comportements violents semblent avoir une influence compatible avec les lecteurs de Harry Potter. » 

 

Et de poursuivre que les résultats pourraient apporter l’espoir de l’échec de Trump, surnommé le Deathly Donald, « et faire de l’Amérique une grande nation, encore, aux yeux du monde, comme Harry l’a fait en débarrassant le monde du sorcier Voldemort. [...] Le message sous-jacent est que l’amour est plus fort que la mort, ainsi la loyauté et le courage sont nécessaires pour résister à la tentation de répondre, à des méthodes agressives, avec encore plus d’agressivité. Si les sangs mêlés, les loups-garous et tous les autres doivent être traités avec respect et égalité, ainsi que les histoires de Potter l’enseignent, alors il devrait en être de même pour tous les humains. »