Rob Sheffield pousse son karaoké, à réveiller les auteurs morts

Julien Helmlinger - 04.09.2013

Zone 51 - Humour - Rob Sheffield - Karaoké - Musique


La plume poétique du magazine Rolling Stone, Robb Sheffield, estimait en fin connaisseur n'être qu'un piètre chanteur. Mais ça c'était avant de se lancer dans le karaoké, et de prendre conscience que pour se faire plaisir, on n'avait en réalité pas besoin de talent. Et l'écrivain de confier, en marge de la promo de son nouveau livre sur le thème, que cette pratique lui a permis de se libérer émotionnellement dans une période bien sombre de son existence, après le décès de sa compagne. 

 

 

Rob Sheffield

 

 

Sur la plateforme Bookish, Sheffield, qui vient de publier Turn Around Bright Eyes : the Rituals of Love and Karaoke, a sélectionné des chansons pour d'autres écrivains, morts. Une manière, aussi originale qu'hypotétique, de mener sa campagne promotionnelle en remuant les tombeaux.

 

Ainsi, selon le reporter de Rolling Stone, la chanson I Want it that Way des Backstreet Boys lui semblerait sonner comme si elle avait été écrite par Gertrude Stein. James Joyce, qui poussait à l'occasion sa voix de ténor dans les bars, apparaissant sans doute un peu plus funky aux yeux de l'expert, se voit attribuer Little Red Corvette de Prince.

 

Le poète préféré de Sheffield, Wallace Stevens, prendrait sans doute quelques airs de beatnik, et notamment celui de Sunday Morning, titre du Velvet Underground. Quant au grand Oscar Wilde, le reporter lui attribuerait bien une chanson des Smiths, Cemetary Gates...

 

Ci-dessous, l'écrivain s'exprimant à propos du karaoké face aux caméras de Publishers Weekly :