Serge Gainsbourg se vend comme des petits pains à Nantes

Clément Solym - 26.10.2012

Zone 51 - Insolite - gainsbourg - nantes - enchères


Une vente aux enchères d'objets de Gainsbourg s'est déroulée à Nantes, de manière plutôt insolite. Avec un montant généré de 62.350 euros, constate l'AFP, les fans du chanteur ont su montrer que la dizaine de lots, bien souvent banals, ayant appartenu à l'artiste, méritait une flambée des prix.

 

 

 

C'était hier après-midi, à l'hôtel des ventes Talma de Nantes. Deux pièces principales étaient présentées : deux manuscrits originaux, cédés 18 500 euros chacun, comprenant un brouillon préparatoire de « L'homme à la tête de chou » (1976,) et celui de « Un poison violent, c'est ça l'amour » (1967).

 

Le reste des enchères met un peu plus de doute quant à la « valeur réelle » des objets, mais porte à croire que toute appartenance à Serge Gainsbourg vaut son pesant d'or. Ainsi, se sont vendus une invitation de Jack Lang, des factures, une American express coupée en deux, des lettres banales de listes de courses à sa femme de chambre Elisa, dont une est partie à 8 800 euros (mise à prix à 200 euros).

 

Enfin, les amateurs ont eu l'occasion de découvrir des photos de Gainsbourg aux côtés de François Mitterrand ou de Jane Birkin (« Les nouveaux retrouvailles » a été adjugée à 950 euros), et l'ensemble s'est assez bien disputé. Tous ces objets appartenaient à Serge Bouron, un nantais qui avait sympathisé avec Serge Gainsbourg et sa femme de chambre, Elisa, dans les années 1980. « La première fois que je l'ai vu, j'ai sonné à sa porte, il m'a ouvert et m'a signé un autographe », a-t-il raconté. « Puis je suis revenu, nous sommes devenus amis, on est allé au +Galant Vert+, le restaurant en face, j'ai bu du champagne rosé chez lui », a-t-il expliqué.

 

 « Cette vente est à la hauteur du génie qu'il était. Je ne pensais pas que ça atteindrait de telles sommes », déclare le vendeur, qui avoue céder ces originaux par « besoin d'argent ».

 

« J'ai gardé quelques petites choses, comme des mégots venant de lui, parce qu'on m'a dit que cela ne se serait pas vendu », a indiqué M. Bouron. « Pourtant c'était tellement lui ».

 

Une précédente vente de manuscrits et d'objets ayant appartenu à Serge Gainsbourg avait été organisée en novembre 2011 par Sotheby's Paris. Elle avait rapporté 266.000 euros, dont 51.150 euros pour le manuscrit définitif de la chanson "Sorry Angel", évoquant sa rupture avec Jane Birkin, le record de la vente.