Six ans déjà dans les Univers du livre, 'souviens-toi...'

Nicolas Gary - 14.02.2014

Zone 51 - Chez Wam - anniversaire - aventure humaine - journal en ligne


Le 14 février 2008, un OVNI sortait sur internet. Quelques explorateurs hagards, éblouis de soleil, plissaient les yeux sur un monde nouveau. Cécile, Clément, Victor, Mario et moi, avions lancé la première version de ActuaLitté, dont certains se souviennent probablement avec une tendre bienveillance. 

 

 

 Look, A Champagne Cork

Raymon Bryson, CC BY 2.0

 

 

Aujourd'hui, Mario nous a quittés, même s'il nous surveille toujours du coin de l'oeil, et d'autres ont rejoint l'aventure Ramirez, AD, Julien, Antoine, Fred, avec ses Histoires Sans Fin. Et bien sûr, Cécile, l'autre, Oriane, Virginie, Mimiche (le chroniqueur maison, de chez maison), Ania, Xavier et Sébastien sont venus, partis, revenus, Florent nous a rejoints, Marie est toujours restée proche, Claire a fait son apparition, et devrait en faire d'autres. Et puis, les blogueurs, Hervé, Ariane, Sophie, Pauline, Mickaël, Neil Jomunsi, autre aventurier…

 

J'espère n'en avoir oublié aucun. Je ne pense pas. Sinon, je vous embrasse. Fort. 

 

14 février 2014. Voilà donc six ans que cette aventure a débuté, et c'est avant tout avec eux tous qu'elle a pu voir le jour, vivre au quotidien. Les articles, les chroniques, les reportages, les tribunes, les interviews, tout cela, c'est grâce à eux. Parce que depuis six ans maintenant, ActuaLitté, c'est une aventure humaine.

 

Sans investisseurs, sans financements, sans business angel, sans autres actionnaires que ses fondateurs. Et cette indépendance vis-à-vis de la phynanss, c'est l'un des piliers de cet attachement que chacun peut avoir pour ce que représente ActuaLitté. Publishing Perspectives avait écrit « the site that never sleeps », Les Echos avaient parlé du « trublion de l'information en ligne », et de temps à autre, on entend aussi « le Canard enchaîné de l'édition ». Bien sûr, tous ces compliments font plaisir, parfois rougir de plaisir, même - et rugir, à l'occasion, de plaisir. 

 

Mais je l'avais déjà écrit, nous sommes avant tout « des artisans appliqués à ne pas trop nous tromper ». Et comme l'avait revendiqué Ramirez, c'est derrière Beckett que nous nous rangeons : « Essayer encore. Rater encore. Rater mieux encore. » Et voilà six ans que nous apprenons à rater mieux, en tâchant de ne pas trop nous tromper. Parfois, cela fait grincer des dents. Parfois, cela occasionne de belles rencontres. Six ans déjà, et à l'échelle d'internet, c'est tout un monde. 

 

Peu importe les autres chiffres, aujourd'hui, les PAP, les VU, les CPM, les compteurs que sur lesquels on a toujours un bout d'attention rivé. Le seul qui compte, ce sont ces six années passées.

 

Nous avions choisi le 14 février 2014 pour être certains, tous, d'avoir toujours quelque chose à célébrer en cette journée de la Saint Valentin. Et aujourd'hui, chacun a oublié que le 14 février pouvait être autre chose que la fête des amoureux : c'est notre fête à nous, notre journée. Celle des premiers pas, des tâtonnements, des hésitations, des balbutiements de la ligne éditoriale, jusqu'aux prises de position que nous assumons désormais pleinement, et qui constituent l'ADN même du site, du journal. 

 

Et de ceux qui l'animent.

 

Rien ne serait pas possible sans les lecteurs qui au fil du temps nous ont rejoint - ainsi que ceux qui ont préféré nous quitter.

 

Je garde personnellement en mémoire ce tweet d'un journaliste d'une autre rédaction, qui, quittant son journal concurrent, était heureux de pouvoir arrêter de suivre ActuaLitté. C'était un beau compliment : ActuaLitté, quand on est dans le monde du livre, est indispensable. Ca dérange, ça gratouille, ça chatouille, mais c'est incontournable. Pour le pire, et le meilleur ?

 

Alors, merci, aux lecteurs, aux contributeurs, aux partenaires, aux fidèles, aux infidèles, aux confrères, aux journalistes. ActuaLitté c'est une aventure humaine, je le répète. Et c'est cet humanisme qui nous porte, qui nous entraîne, comme un air connu. Un air que l'on aurait reconnu. 

 

Padam, Padam, Padam… 

 

Merci, Edith…