Retrospective 2007 : Des pages, des caractères

Clément Solym - 31.12.2007

Zone 51 - Chez Wam - retrospective - 2007 - littérature


La fin d'une année est toujours propice à une sorte de bilan. En ce lundi 31 décembre, alors que certaines s'affairent autour des petits fours qui constitueront les prémisses d'un repas pantagruélique, d'autres ont déballé les cartons d'archives pour se remémorer les mois passés.

En littérature, si le marasme des prix littéraires s'est poursuivi, rendant encore plus controversée leur existence même, les auteurs, disparus, émergents ou déjà bien installés n'ont pas manqué. On ne gardera en mémoire que le Prix Renaudot et le Médicis : romans ou essais, les ouvrages de Daniel Pennac (Chagrin d'école) et Jean Hatzfeld (La stratégie des antilopes) méritaient-ils réellement leur récompense ? De même, Alabama song, de Gilles Leroy, roman ou biographie de Zelda Fitzerald ? La distinction n'est pas évidente.

La polémique des prix avait alors pris de l'ampleur, avec cette interrogation : littérature de langue française ou littérature francophone ? Le Manifeste (PDF) des 44 écrivains Pour une littérature monde en français aura marqué la réunion d'un collectif. Abdourahman A. Warabi s'écriait : « La francophonie officielle, qui n'est rien d'autre qu'un appendice de l'Elysée sourd aux mutations de la modernité, se meurt de sa belle mort, faute d'adhésion sincère et populaire de part et d'autre de la Méditerranée. Foudroyée par la Méduse. » Et en ligne de mire, l'enseignement des lettres, qui, par son structuralisme étriqué, aura vidé la littérature de son sens.

Faut-il revenir sur la mort de Norman Mailer, écrivain culte des lettres américaines aura laissé ses concitoyens orphelins d'une figure forte. Depuis 1948 et Les nuls et la mort, Norman s'était imposé comme un homme sans qui l'on ne saurait compter. Deux fois récompensé du Pulitzer, cité dans des chansons de John Lennon et Savage Garden, proche de la Beat Generation, biographe Marilyn Monroe, Pablo Picasso, et Lee Harvey Oswald, sa vie n'aura pas manqué de rebondissements, avec ses six mariages et ses neuf enfants. Boxeur, brièvement candidat à la mairie de New York, il participa à la Seconde Guerre mondiale puis s'opposera à la guerre du Vietnam ; plus proche de nous, il aura consacré G. W. Bush junior « le pire président que j'ai vu ». Sa mort le 9 novembre dernier marque la fin d'une époque. Mais n'est-ce pas un pléonasme ?

Disparu toujours, mais célébré pour le centenaire de sa naissance, René Char, qui aura joui d'une exposition à la BNF, rendant les honneurs au poète resistant, « Des armes, des armes, des armes, des poètes de service à la gâchette » chantait Léo Ferré... Et n'omettons pas l'intemporel Julien Gracq, mort récemment. Hergé, quant à lui, aurait eu 100 ans cette année.



J.K. Rowling, dont on se demande si elle n'incarne pas l'essentiel de la littérature aujourd'hui, nage désormais dans les millions de dollars de royalties que lui rapporte Harry Potter. Et dire que le travail des enfants est interdit... Titulaire d'une place parmi les 20 femmes les plus riches du monde, selon le magazine Forbes, avec plus de 850 millions d'euros, sacrée écrivain de l'année, avec son succès historique - 325 millions de Harry Potter vendus, pour les tomes 1 à 6, tandis que le tome 7 avait vu s'écouler 11,35 millions de livres en 24 le jour de sa sortie en anglais, immanquablement un incontournable...

Dans la série les auteurs font leur cinéma, 2007 aura vu la sortie de 99 francs, où Frédéric Beigbeder fait quelques (trop rares) apparitions. De son côté, Houellebecq a mis la main à la pâte, travaillant sur la préproduction de La possibilité d'une île, dont il sera le réalisateur.

Retenons aussi la place du groupe BIC, au 39e rang des plus grandes entreprises françaises, avec 1,2 milliard d'euros de fortune estimée. Reste à savoir qui des stylos ou des rasoirs ramène le plus d'argent... Albin Michel s'en tire honorablement dans ce classement avec la 277e place et 120 millions d'euros de fortune, à égalité avec Galimard. Les éditions Glénat prennent place en 360e position avec 90 millions, et avec ses 70 millions, La Martinière-Le Seuil se hisse au rang 432.

Et puis, un salut sympathique et tout plein de tendresse pour le seul auteur qui aura permis à mon frère d'apprendre à lire...    René Goscinny, disparu voilà 30 ans... Vis comica, sacrément bien vu !

Pour approfondir

Editeur : Calligram
Genre : litterature...
Total pages : 64
Traducteur :
ISBN : 9782884805704

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