Sylvester Stallone, "une encyclopédie de la littérature"

Julien Helmlinger - 23.02.2015

Zone 51 - Humour - Sylvester Stallone - Littérature - Cinéma


L'actrice américaine Tessa Thompson, la star du film Selma qui prépare actuellement un nouveau Rocky avec Sylvester Stallone, a salué la culture littéraire et cinématographique de Sly en marge de la Fashion Week de New York. On savait déjà que l'interprête de John Rambo était un amoureux de lecture, selon la Californienne il serait même « une encyclopédie de la littérature et de la culture cinématographique ».

 

Âgé de 69 ans, Sylvester Stallone est aussi un fin lecteur. Et cela, on le sait finalement assez peu… On retient une ancienne interview au New York Times où il parlait de Madame Bovary : l'acteur s'étonnait alors que Flaubert ait mis dix-huit ans à l'écrire alors que l'ouvrage n'a jamais figuré sur la liste des best-sellers. Bien des années plus tard, Stallone assure qu'il blaguait et qu'il a lu tout Balzac. L'un de ses rêves les plus chers restent d'ailleurs de transposer à l'écran la vie d'Edgar Allan Poe.

  

Les Cobra, Rocky, Cliffhanger, Judge Dredd et autres productions hollywoodiennes riches en testostérone ne sont pas souvent citées pour leurs influences littéraires. Pourtant, des citations de grands penseurs se sont glissées dans les scripts de certains films ayant mis en scène Sylvester Stallone. Et certaines répliques de John Rambo, n'ont rien à envier au laconique roi Léonidas.

 

 

 

Outre le fait de jouer de ses muscles face à la caméra, Sly a souvent contribué lui-même à l'écriture des scénarios de ces films et se serait amusé à y glisser ses propres références littéraires.

 

 

 

Comme on peut le voir avec cette série de Gifs, Judge Dredd se fait voltairien, Emile Cioran se retrouve dans Over the top, Friedrich Nietzsche dans Cobra, Rocky déclame Ayn Rand en faisant son jogging,

  

quand Le maître et Marguerite de Mikhail Boulgakov se retrouve cité dans Rambo 3.

 

 

Sly est donc non seulement culturiste mais aussi cultivé. Ci-dessous, une inteview par Barbara Walters en 1988, pour ceux qui en douteraient encore :