Tony Blair ne peut 'pas regretter la décision de partir en guerre'

Clément Solym - 01.09.2010

Zone 51 - Insolite - blair - guerre - irak


Oh qu'il va se faire des amis, le père Tony, avec des déclarations de ce genre, alors qu'il est en pleine campagne de promo pour la parution de son autobiographie...

Ayant fui l'Angleterre pour trouver asile outre-Atlantique, l'ancien premier ministre est mal : d'abord, la parution de son autobio suscite un vent de haine dans son pays, ensuite, quoi qu'il fasse, de toute manière, on lui tombe dessus. Annonçant qu'il verserait ses droits d'auteur aux soldats victimes de la guerre en Irak, certains gardent surtout en mémoire que le « caniche de Bush » aurait surtout dû s'abstenir d'engager son pays dans ce conflit.

Pourtant, Tony sait jouer sur le pathos : en évoquant les larmes qu'il a versées en apprenant les morts de soldats, il persiste et s'entête malgré tout dans son erreur. Il continue « de croire que laisser Saddam du pouvoir était un plus grand risque pour la sécurité que de lui enlever ». Pour preuve : si personne ne l'avait fait, ça aurait été pire aujourd'hui.

Pas vraiment de quoi rallier les foules à son discours, et moins encore celles qui ont mis sa tête à prix en proposant une grosse somme d'argent à toute personne qui le mettrait en état d'arrestation.

À 57 ans, Tony évoque également ses problèmes avec l'alcool, un point commun partagé avec le fils Deubeulyou Bush - qui lui a dû croiser Dieu pour arrêter de picoler. Celui que l'Angleterre ne déteste même plus cordialement aujourd'hui a publié son livre en version audio, lue par ses soins et numérique.

Il est déjà numéro 1 sur Amazon...

Depuis qu'il avait annoncé hier qu'il reversera les recettes de son livre, A Journey, aux blessés de guerre (plus précisément à la Royal British Legion), Tony Blair avait vu les précommandes de celui-ci grimper en flèche.

Cette offre, rappelons-le, concerne les bénéfices, mais aussi l'à-valoir de 4,6 millions £ touché par l'ex premier ministre britannique et tout autre revenu (comme ceux générés par des adaptations) et ce jusqu'à ce que l'oeuvre tombe dans le domaine public.