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Tupac, Ginsberg et Pollock : l'essence culturelle américaine

Nicolas Gary - 31.03.2014

Zone 51 - Insolite - Vladislav Surkov - Allan Ginsberg - Tupac Shakur


La semaine passée, une déclaration du gouvernement américain a fait l'effet d'une petite bombe. Les noms des Russes et Ukrainiens dont les actifs placés sur le territoire américain seraient gelés, est présentée en pâture, ou quais, à la foule. Des sanctions sévères, en une période de troubles diplomatiques, aux vieux relents de Guerre Froide réchauffée. 

 

 

Russia Protest

FreedomHouse, CC BY 2.0

 

 

C'était même la réponse la plus sévère depuis cette période, selon les fonctionnaires américains. Mais il faut bien sanctionner et agir au niveau international, quand l'Ukraine est étrillée, avec à sa gauche - ou sa droite, prenez le référentiel qui vous amuse - on retrouve la Russie et Vladimir Le Conquérant Poutine, et le reste de l'Occident de l'autre côté. 

 

Pourtant, Vladislav Sourkov, haut conseiller du président russe, et architecte du semblant de démocratie qui prévaut dans le pays, s'est fendu d'un commentaire bien méprisant à l'égard de l'administration Obama. « Je n'ai pas de comptes à l'étranger. Les seules choses qui m'intéressent aux Etats-Unis sont Tupac Shakur, Allen Ginsberg et Jackson Pollock. »

 

La musique, la poésie et la peinture : une merveille d'ouverture à la culture.  Mais il est vrai que les mesures prises n'ont que peu d'emprise sur la Russie, qui ne changera pas son comportement par rapport à l'Ukraine.

 

Et si l'envie vous prend de réécouter un peu de Ginsberg, récitant The Tempest, de William Shakespeare, surtout, ne pas se priver : le site archive.org vient de mettre en ligne quelques textes lus, délicieux témoignage.

 

 

 

Un Ginsberg qui n'aurait certainement pas cautionné les actions de Poutine, puisqu'il s'était ouvert au bouddhisme, après son passage dans l'école Shambhala de Trungpa. Une initiation que certains avaient qualifiée de prosélytisme sectuel, voire de fascisme bouddhiste. Peut-être était-ce que ce Vladislav voulait expliquer au monde : en matière de totalitarisme, la Russie n'a d'exemples à recevoir de personnes…