Un ado utilise des Lego pour créer une imprimante braille low cost

Antoine Oury - 24.12.2014

Zone 51 - Insolite - imprimante braille low cost - inventeur adolescent - Lego Shubham Banerjee


L'histoire tombe à pic, la veille de Noël, mais ses effets pourraient bien s'étendre au-delà de la période des fêtes. Shubham Banerjee, 13 ans, s'est mis en tête de mettre au point une imprimante braille à bas coût, afin de faciliter l'accès à l'écrit et à l'information des individus empêchés de lire. Pour ce faire, il a choisi un matériau bien particulier, le Lego. 

 

Capture d'écran PBS

 

 

C'est après la visite à domicile d'un organisme de charité en faveur des aveugles que Shubham Banerjee s'est intéressé aux difficultés d'accès à la lecture. « J'ai trouvé qu'une imprimante braille coûtait plus de 2000 $, et que beaucoup de personnes concernées n'avaient pas la chance d'en posséder une personnellement », explique l'adolescent.

 

L'inventeur a alors décidé de créer son prototype d'imprimante low cost, en utilisant les pièces d'un kit Lego Mindstorm EV3, qui permet originellement de construire un robot, mais laisse des centaines d'autres possibilités. 7 essais auront été nécessaires, ainsi que plusieurs heures de programmation sur le logiciel fourni par la marque de jouets, mais l'adolescent est finalement parvenu à un modèle fonctionnel, doté de trois moteurs.

 

Henry Wedler, de l'université de Californie, est entré en contact avec l'adolescent pour tester son invention : « Je lui ai expliqué que les personnes aveugles avaient besoin d'un moyen pour produire du braille, pas forcément rapidement, mais quotidiennement, un peu comme on imprime avec une imprimante de bureau. » Le seul souci du prototype de Shubham Banerjee, c'est qu'il était difficile d'utilisation par une personne privée de la vue, mais la modification d'un modèle commun d'imprimante a permis de surmonter le problème.

 

Intel Capital, qui investit dans différents projets prometteurs, a remarqué sans difficulté le projet de l'adolescent : d'abord, parce qu'il sortait de l'ordinaire, mais aussi parce que le père de Shubham y travaille. La société a évidemment soutenu l'initiative, et a mis à disposition son processeur Edison, dernier du genre, pour ajouter des fonctionnalités de connectitivité et de reconnaissance vocale à la machine de Shubham Banerjee.

 

Toute la famille est à présent réunie dans la société Braigo, qui travaille à l'industrialisation de la machine, que Shubham Banerjee espère commercialiser pour moins de 500 $.

 

 

 

 

(via PBS)