Un distributeur de livres en pleine rue, pour fumeur repenti

Clément Solym - 11.11.2015

Zone 51 - Insolite - distributeur cigarettes - vendre livres - Allemagne initiative


Depuis que l’idée a germé en 2010, l’initiative Hamburger Automatenverlag se propageait à travers la ville d’Hambourg, en Allemagne. Au départ, c’est une maison d’édition, qui décide de convertir un distributeur de cigarettes en vendeur de culture. Et d’échanger alors les paquets de tabac par des livres. Bettina von Bülow et Martin John, les deux éditeurs, avaient trouvé un filon...

 

Bettina, devant son distributeur...

 

 

À travers Hambourg, on croise désormais sans peine l’un de ces distributeurs de livres. Plus de cinq machines étaient accessibles en 2013, dans la ville portuaire, dans cette réminiscence de ce qu’Allen Lane, éditeur britannique, avait inventé en 1934. Dans les gares, on retrouvait en effet le Penguincubator, qui vendait les ouvrages de la maison Penguin... 

 

À l’intérieur, la sélection est relativement large : romans, bandes dessinées, guides touristiques, recueils de poésie. Chacun est proposé pour 4 €, proche de celui d’un paquet de blondes, et la maison Automatenverlag ne se prive désormais plus de communiquer abondamment sur son outil. C'est bien connu : ne plus acheter de cigarettes encourage à lire.

 

Depuis cinq ans que les machines de Bettina et Martin se dispersent dans la ville, les premiers sont apparus dans le quartier autour de l’Université de Hambourg. Et depuis, les appareils se sont multipliés. En l’espace de deux ans, l’automate sympathique a peuplé les rues. Le livre le plus, populaire, Guide de la cité de Hambourg pour les femmes adultes qui travaillent ne s’est pas démenti. Pas plus que le livre de cuisine pour enfants...

 

La maison s’était même lancée, pour explorer l’idée, dans la réalisation de vraies fausses allumettes, qui sont en réalité des petites fleurs à planter n’importe où dans la ville. Les têtes d’allumettes contiennent en réalité des graines destinées à germer : la guérilla verte urbaine est entamée...

 

 

 

Ce que l’on regrette, c’est que les éditeurs ne donnent plus beaucoup d’informations, que ce soit à travers ses réseaux, ou même son site et n’ont toujours pas répondu à nos sollicitations. Nous aurions bien aimé pouvoir faire un bilan, cinq ans plus tard, de ces publications tirées en noir et blanc et à cinq cents exemplaires maximum.

 

Certes, les photos que postent les internautes permettent de découvrir de nouveaux lieux d’hébergement, mais bon... Voici un reportage réalisé en mai 2010, peu après le lancement de ce concept.