Un écrivain espagnol s'en prend à l'entraîneur José Mourinho

Clément Solym - 18.05.2011

Zone 51 - Insolite - espagne - football - critique


José Mourinho a reçu plusieurs distinctions honorifiques, dont celle du meilleur entraîneur de l'année de football masculin selon la FIFA en 2010. Il entraîne le Réal Madrid depuis le 21 avril 2011 avec un certain succès, puisque son club a emporté une majorité de victoires cette année.

Mais il s'est permis de critiquer les arbitrages et a été suspendu pendant cinq matchs, alors que justement, un ancien arbitre, Jacinto Paixao, accuse maintenant José Mourinho de l'avoir corrompu pour influencer ses jugements, lors de certains matchs au club de Porto, l'entraîneur refuserait depuis s'exprimer en public. (via le10sport)

Les sportifs devraient apprendre à jouer de la flûte

Il faut dire que les commentateurs sportifs sont parfois virulents. À la suite d'un match, Jordi Guardiola, journaliste pour la radio espagnole ONA FM, s'était permis de faire un parallèle entre l'entraîneur et un terroriste : « Hier, Ben Laden est tombé, aujourd'hui, Mourinho tombe. »

Glacial !


Le 15 mai, c'était au tour de Javier Marias de s'emporter. L'auteur de L'Homme sentimental (Rivages, 1990), Un cœur si blanc (Gallimard, 2008), Demain dans la bataille pense à moi (Gallimard, 2009), entre autres, a écrit un article dans les colonnes d’El Pais Semanal. Il a publié un article au titre insultant : « Chaman de foire », et a critiqué avec âpreté la personnalité de l'entraîneur, ainsi que l'atmosphère de terreur honteuse qui régnerait dans le club par sa faute.

Puis il a prétendu qu'il préférait encourager l'Athlétic de Bilbao, la Real Sociedad, voire Atlético de Madrid. (via El Pais)

Soigneur, assistant d'entraîneur, traducteur puis entraîneur adjoint, José Mourinho n'aurait simplement pas appris la musique.

Or Platon disait déjà que l'éducation de l'âme devait précéder l'exercice du corps. Il conseillait l'apprentissage de la flûte, car « ceux qui ont recours à un art gymnastique non mélangé deviennent plus lâches et plus brutaux qu'il ne faudrait. »