Un lapin mange son persil, Winterson le cuisine en live sur Twitter

Julien Helmlinger - 19.06.2014

Zone 51 - Humour - Lapin - Cuisine - Jeanette Winterson


Shocking ! Outre-Manche, on ne badine pas avec la maltraitance des animaux de compagnie. Des milliers d'internautes amoureux de boules de poils viennent de le rappeler, via les réseaux sociaux, à la Britannique Jeanette Winterson. L'écrivaine a choqué tout ce beau monde en publiant une expérience culinaire via Twitter. Alors qu'un impudent lapin s'est rendu coupable de lui avoir grignoté du persil en son potager, l'offense aura été lavée selon les principes de la Vendetta. La romancière a piégé la bête, l'a dépecée et cuisinée.

 

 


 

 

L'auteure Jeanette Winterson, âgée 54 ans, est notamment connue pour son roman Oranges Are Not The Only Fruit. La publication a rencontré un franc succès au Royaume-Uni et a été traduite ensuite dans plusieurs langues. Depuis ce dimanche, outre les amateurs de littérature, Jeanette fait désormais jaser les défenseurs de la cause animalière.

 

A l'origine de ce mauvais buzz, l'écrivaine a publié un tweet dans lequel elle se pose en amoureuse de la lecture, de l'opéra et des animaux. Pour illustration, appétissante pour les uns et blasphématoire pour les autres, elle illustre son propos par la photo d'un lapin à demi-dépecé à renfort d'une petite légende : « Le lapin a mangé mon persil. Je mange le lapin. »

 


 

La cuisinière, qui semble maîtriser son sujet, a ensuite partagé avec ses quelque 33.000 followers d'autres illustrations concernant l'avancée de sa vengeance. On reconnaît avec un peu d'imagination le mignon lagomorphe mijotant dans sa casserole, avec non pas du persil mais plutôt du thym et du romarin pour compagnie. Sur une autre image, on voit le chat de l'auteure s'occuper des abats.

 

Evidemment, sur la Toile, les amis des bêtes « écoeurés par tant de cruauté » n'ont pu que manifester leur indignation. Certains messages sont bouleversants. Une certaine Jacqueline décide même de changer de lectures : « J'arrête de vous suivre, vous me rendez malade. Je ne lirai plus jamais un seul de vos mots. Repose en paix petit lapin. »

 


 

Parfois, même le chat de la romancière, complice, en prend pour son grade. Mais Jeannette Winterson se défend, pour ceux qui oseraient encore en douter. En chantre de la nourriture bio, elle explique avoir piégé et tué le lapin de manière « humaine ». Et- ce jeudi, la romancière a dévoilé de nouvelles photos de carnage. Cette fois il s'agit de plantes et de roses « dévorées vivantes » par celui qui aura en quelque sorte versé le premier sang.