Un test sanguin révolutionnaire inspiré par Harry Potter

Clément Solym - 07.05.2012

Zone 51 - Insolite - Harry Potter - test sanguin - scientifique


La science vient de faire un grand pas, à la lecture d'Harry Potter. En s'inspirant de la saga de J.K. Rowling, des scientifiques australiens viennent de mettre au point un test sanguin ultra rapide. Une idée qui vient directement des éléments magiques de l'univers de sorcellerie Potter.

 

L'équipe dirigée par Wei Shen, à la Monash University Faculty of Engineering a mis au point un outil d'analyse permettant de dévoiler le rhésus sanguin et la découverte du système ABO - qui détermine les trois groupes sanguins existant. 

 

Mais d'où vient que la science s'inspire donc de J.K. Rowling ? 

 

Le chercheur explique : Harry Potter interroge en effet le journal de Tom Riddle - qui deviendra Lord Voldemort - par le biais de son journal. Potter demande s'il sait quelque chose sur la Chambre des secrets et la réponse s'écrit d'elle-même sur la feuille de papier.

 

Eurêka, comme se serait exclamé l'autre, l'idée était là. Ainsi, le nouveau test détermine le groupe sanguin de la même manière. La feuille, composée d'un réactif hydrophobe, va donc dévoiler les marqueurs de tel ou tel type de sang. Et voilà que la lettre du rhésus va apparaître après être entrée en contact avec le sang. 

 

 

 

Concrètement, la lettre qui apparaît, et le rhésus (+ ou -) dépend donc des capteurs, qui vont rejeter tel ou tel éléments contenus dans le sens et faire alors apparaître, après réaction chimique, la lettre et le symbole. 

 

« La vision de la romancière nous a montré qu'un mécanisme non conventionnel pour dévoiler un résultat en utilisant un papier disposant de capteurs précis devrait être exploré. Et désormais, nous sommes en mesure de créer un produit sans réponse équivoque, qui serve de test sanguin », explique le scientifique. 

 

De quoi donner au grand public un outil simple, peu coûteux et facile à interpréter pour que n'importe qui puisse connaître son type sanguin, avec un taux de réussite très convaincant. 

 

Le scientifique ajoute que dans les régions en voie de développement, les erreurs médicales viennent entre autres de ce que l'on ne dispose pas de la bonne information sanguine, dans le cadre d'une transfusion. Il en irait de même dans le cas d'un accident ou de situations nécessitant une intervention très rapide pour déterminer de quel type de sang la victime peut avoir besoin. « Dans de pareils cas, une lecture sans ambiguïté telle que permise par ces bandes serait primordiale. »