Une architecte illustre les 55 Villes invisibles d'Italo Calvino

Nicolas Gary - 28.12.2017

Zone 51 - Insolite - Italo Calvino villes - villes invisibles calvino - illustrations villes invisibles


Le livre d’Italo Calvino, Les Villes invisibles, met en scène Marco Polo, le navigateur, discutant avec l’empereur de Chine Kublai Khan (1215-1294). Les deux hommes devisent allégrement, et leur dialogue traverse les figures de la ville, à travers de multiples thèmes. Des cités imaginaires, autant de voyages, dans un roman qui n’a pas fini d’inspirer.



Anastasia
 

 

Depuis Lima (Pérou – Calvino a vécu en Italie toute sa vie, mais naquit à Santiago de Las Vegas, à Cuba), l’architecte Karina Puente s’est lancée dans un projet très personnel. Elle explore en effet les multiples villes décrites dans l’ouvrage publié originellement chez Einaudi en 1972. Elle tente ainsi d’illustrer, depuis trois ans maintenant, les différentes villes qu’évoquent les deux hommes dans leur conversation.

 

Le projet, 55 Invisible Cities Illustrations, a débuté le 12 août 2014, projetant de faire une illustration de chaque ville de Marco Polo décrit à Kublai Khan. « Ce sont de belles descriptions qui font littéralement exploser mon imagination », explique-t-elle. 

Chacune des illustrations procède d’une conceptualisation : « certains prennent plus de temps que d’autres. Habituellement, je fais des recherches, des réflexions et un travail d’imaginaire durant trois semaines, pour chaque ville, avant de faire les croquis. Les dessins finaux et les découpes prennent environ une semaine à produire ».

 

Mais le travail ne se résume pas uniquement à une approche dessinée : « J’utilise différents types de papier et de dessins, pour chacune, avant de les découper avec un couteau à lame rétractable [NdR : également appelé Exacto ou couteau OLFA]. Tous les dessins sont composés de couches de papier découpées et collées. »

 

Les villes comme les rêves sont faites de désirs et de peurs, même si le fil de leur discours est secret, leurs règles absurdes, leurs perspectives trompeuses ; et toute chose en cache une autre. — Moi, je n’ai ni désirs ni peurs, déclara le Khan, et mes rêves sont composés soit par mon esprit soit par le hasard. — Les villes aussi se croient l’ouvre de l’esprit ou du hasard, mais ni l’un ni l’autre ne suffisent pour faire tenir debout leurs murs. Tu ne jouis pas d’une ville à cause de ses sept ou soixante-dix-sept merveilles, mais de la réponse qu’elle apporte à l’une de tes questions.

Les villes invisibles, Italo Calvino



Chacune des villes a un prénom féminin qui la désigne, à travers 55 textes poétiques. On peut retrouver l'ensemble des dessins réalisés sur le site de Karina Puende.

 

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via Archdaily

 

Italo Calvino, trad. Jean Thibaudeau – Les villes invisibles – Editions Folio – 9 782 070 449 408 – 7,20 €


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