Voitures autonomes : sexe au volant, mort au tournant...

Nicolas Gary - 04.05.2016

Zone 51 - Insolite - voitures autonomes ordinateur - Fiat Chrysler Google - Stephen King roman


L’accord passé entre Google et Fiat Chrysler fait des remous : une centaine de véhicules seront fournis à la société américaine pour ses expérimentations de voitures autonomes. Ces véhicules susceptibles de se piloter par eux-mêmes prennent, avec ce partenariat, une nouvelle ampleur. Mais les minivans Chrysler Pacifica, modèles hybrides pour le détail, qui conduisent seuls, soulèvent des inquiétudes au Canada : on redoute que les distractions au volant n’augmentent...

 

 

 

Le bureau fédéral canadien vient d’exprimer quelques-unes de ses préoccupations concernant les voitures semi-autonomes. Des véhicules intelligents qui, selon un expert du Canadian Automated Vehicles Centre of Excellence, Barrie Kirk, auront d’amusantes conséquences. Selon lui, on risque d’assister à une recrudescence de batifolages derrière le volant. 

 

En clair : « Je prédis que, une fois que les ordinateurs se mettront à conduire, il y aura beaucoup plus de sexe dans les voitures. C’est l’une des nombreuses choses que les gens vont faire, et qui inhibe leur capacité à réagir rapidement lorsque l’ordinateur dit à l’homme : “Reprenez la main.”. »

 

Les fonctionnaires fédéraux n’ont pas tort : il est évident que l’on aura tendance à être distraits, ou moins attentifs avec ces modes de pilotage. Dans une note que dévoile La Presse canadienne, on peut lire : « Les conducteurs ont tendance à surestimer la performance de l’automatisation et vont naturellement tourner leur attention loin de la route quand ils enclenchent le pilotage automatique. »

 

Pas vraiment besoin de véhicules intelligents pour se lancer dans la gaudriole. Un proche de la rédaction, amusé par cet article du Toronto Sun sur les risques du sexe au volant de voitures semi-autonimes, nous rappelle l’existence du livre – pour n’en citer qu’un... – de Stephen King, publié sous le nom de Richard Bachman à l’époque, La peau sur les os (traduction François Lasquin).

 

Dans ce livre, tout part d’un accident de voiture alors qu’un certain William Halleck et sa femme sont justement en train de batifoler. William est au volant et va percuter une Gitane, surgie presque de nulle part... une perte de contrôle totale du véhicule, simplement parce que sa femme est en train de le masturber. Et que le conducteur est obnubilé par la vision de la culotte de son épouse. 

 

 

 

Son Oldsmobile va percuter la femme et la tuer. S’ensuit une histoire à la King, où le conducteur, qui pèse 112 kg au moment de l’accident, va être maudit par un Tsigane, membre de la famille. Il lui susurrera simplement « Maigris ». Et le temps va passer, et le bonhomme va maigrir, progressivement, et de plus en plus, chaque jour passant, jusqu’a...

 

Bref, pas besoin de voitures semi-automatiques pour jouer à touche pipi derrière le volant, et effectivement les capacités du conducteur ou de la conductrice ne peuvent qu’être amoindries. 

 

On constate déjà qu’au volant, les envois de SMS, les appels et autres occasions de perdre son attention se multiplient. Les voitures automatiques auront peut-être le mérite de nous procurer plus d’heures de lecture – une occupation qui sera certainement moins compliquée d’arrêter en cas de nécessité. Dans une certaine limite, toutefois...

 

 


Pour approfondir

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La peau sur les os

de Richard Bachman

Maigrir, Billy Halleck ne demandait pas mieux. Ses cent dix kilos n'étaient-ils pas le seul problème de ce paisible avocat, mari et père comblé, dans sa petite ville du Connecticut ? Et puis un vieux chef gitan l'a touché du doigt en lui disant : « Maigris ! » Après avoir tué accidentellement une femme de la tribu, Billy venait quasiment d'être innocenté par ses amis les notables, juge et policier... De fait, Billy se met à maigrir de façon alarmante. Jusqu'au moment où il comprend qu'il est victime d'un maléfice, vengeance impitoyable des gens du voyage méprisés et chassés de partout dans l'Amérique des « hommes blancs de la ville ». Quelques semaines plus tard, il ne reste de lui qu'un fantôme hagard, au bord de la folie, menant un dernier combat avec son seul ami, un mafieux sicilien, pour tenter de lever le sortilège... Ce premier roman signé Bachman est un mélange détonant de terreur et d'humour noir. Une fable violente, aussi, où le conformisme bien-pensant se voit confronté à une magie ancestrale, aux forces inconnues qui habitent notre monde.

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