Yannick Agnel se doperait aux Fleurs du Mal

Clément Solym - 02.08.2012

Zone 51 - Insolite - Baudelaire - natation - Yannick Agnel


On comprend pourquoi « The incredible », comme le surnomme l'autre légende vivante de la natation Michael Phelbs, surclasse ses rivaux dans les couloirs d'eau de l'Aquatic Center de Londres. La rumeur suspecte désormais le double champion olympique français de prendre des doses de Baudelaire entre deux plongeons, en dépit des sévères mises en garde de son entraineur Fabrice Pellerin.

 

Olympic Pool - Barcelona

(photo : tobym)

 

Agnel, 20 ans, et prénommé Yannick en hommage à la personnalité préférée des Français qu'est l'ex tennisman et chanteur Noah, est né dans la ville de Nîmes. Il a été jeté dans une piscine dans son jeune age après avoir fait ses premiers pas dans des sports tels que le tennis, le judo et le football. L'homme n'a désormais plus peur de l'eau, et l'aura démontré cet été en raflant deux médailles d'or à l'occasion des J.O de Londres et manquant un autre podium pour quatre petits centièmes de secondes de retard.

 

Mais sa crédibilité en tant que sportif du plus haut niveau vient malgré tout d'en prendre un sérieux coup. Au cours d'une récente interview, le coach aurait tenu les propos suivants au sujet de son poulain : « Il devrait oublier la littérature, et se concentrer sur la natation. » Cette nouvelle a de quoi faire scandale parmi ceux pour lesquels le culte du corps importe plus que celui de l'esprit. Pourtant, pour le principal intéressé, il existe des similitudes entre ses lectures baudelairiennes et sa pratique sportive.

 

De nature introvertie comme il aime à se définir lui-même, le nageur aime la sensation d'isolation que lui procurent ses rêveries littéraires tout comme l'ambiance de la pratique de son sport de prédilection. Il est en effet possible de remarquer un certain parallèle entre le style de Charles Baudelaire et les perceptions sensorielles offertes par une compétition de natation. Le nageur a lui-même déclaré : « Lorsque je plonge, je n'entends plus rien d'autre que le bruit de l'eau. Parfois j'entre en une sorte de transe, et quand je touche le mur c'est comme si je me réveillais. »

 

Plus qu'un simple sportif obnubilé par la performance, Yannick a poursuivi ses études et continue de protéger sa vie sociale, ressentant toujours le besoin d'élargir ses horizons. Il étudie actuellement l'océanographie et y trouve naturellement son compte.