Zapping : Soral, Enfoirés, droit d'auteur et surproduction

Nicolas Gary - 28.02.2015

Zone 51 - Chez Wam - zapping culture - déclaration fracassantes - internet revue presse


N'en déplaise à M. Cavada, le web est un puissant laboratoire à expériences. Pas nécessairement pour réinventer la roue, mais pour essayer de parcourir l'information différemment. Avec Zapping, c'est une version différente du traitement de l'info. Concision et décapage sont au menu de cette semaine. Et toujours quelques guest-stars, pour égayer le samedi...

 

 

 

On l'aime, ou on le déteste – et pour beaucoup encore, on ignore qui il est –, mais Alain Soral continue de publier. Au point que la Fnac, dans un réel effort de classification, l'a consacré dans le Top 10 des sociologues. On ignore si la catégorie représente une qualification qualitative, ou simplement le top des meilleures ventes.

   • Arrêt sur images

 

 

Les Enfoirés. Depuis leur création par Coluche, ils s'efforcent d'année en année de perdre leur âme. Et alors que l'annuelle chanson promotionnelle vient de sortir, elle divise. Musicalement, c'est exécrable. Mais les paroles... « Je crois que c'est surtout une maladresse dans la formulation d'un sujet qui peut valoir débat », estime Fleur Pellerin. Le débat serait-il : « Les chanteurs argentés sur qui chantent continueront-ils de demander aux Smicards d'acheter leur...? »

   • BFM TV

 

 

Ah, le droit d'auteur, et le rapport Reda. Les Éditeurs indépendants Fédérés en Île-de-France ont apporté leur pierre à l'édifice. « Vous souhaitez un modèle unique européen en matière de droit d'auteur et de propriété intellectuelle qui fonctionne parfaitement ? Nous, en France, on en a un ! Il fait ses preuves au quotidien, s'adapte parfaitement à l'ère du numérique, reconnaît la rémunération nécessaire et indispensable des créateurs et peut facilement devenir un véritable modèle d'harmonisation pour tous les États membres. » Certainement une allusion directe au registre ReLIRE, et à la numérisation des œuvres indisponibles...

   • Huffington Post

 

 

La librairie Calligrammes de Wavre (Belgique, non loin de Bruxelles) a fermé ses portes. Philippe Goffe, fondateur de la librairie Graffiti de Waterloo analyse : « Nous sommes inondés de nouveautés. Il y en a 70 000 par an. Ici, j'en prends 25 000 par an. C'est près de 70 par jour. [...] Heureusement, les éditeurs et les auteurs ont besoin des libraires, comme ils ont besoin des bibliothèques, des critiques… Surtout ceux qui sont moins connus, car nous sommes là pour les conseiller et orienter leur choix. » En réalité, cela fait 68,49 livres par jour. Soyons précis.

  • L'Avenir