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Royaume-Uni : le prêt d'ebooks ne doit pas être confiné dans la bibliothèque

Les voix s'élèvent

Le vendredi 02 août 2013 à 13:52:55 - 0 commentaire

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Mi-juillet, le gouvernement britannique validait l'extension du droit de prêt (Public Lending Right, PLR) aux livres numériques et audios, afin de régulariser leur prêt par les établissements du pays. Désormais, ce sont les modalités de ces prêts, ainsi que les revenus qu'ils vont générer pour les auteurs, qui sont au centre des discussions. Avec un point d'entente, déjà : ne pas limiter les prêts numériques à l'enceinte de la bibliothèque.

 


Manchester Central Library, March 2010

La bibliothèque centrale de Manchester (ricardo266, CC BY 2.0)

 

 

Les réactions ne se sont pas fait attendre après la décision du ministre de la Culture Ed Vaizey d'étendre le droit de prêt aux livres numériques et audio : la Society of Authors se déclare « ravie », tandis que la CILIP, organisation professionnelle des bibliothécaires, souligne que les conclusions du rapport Sieghart sur les prêts numériques « recoupe bon nombre de ses propres conclusions ». Un large consensus, donc.

 

« Nous devons continuer à inviter le gouvernement à développer une politique cohérente en matière de livres numériques, qui prenne en compte les intérêts des auteurs, éditeurs, bibliothèques et usagers » a ainsi rappelé Alan Gibbons, militant des bibliothèques. Notons que les libraires ne sont pas inclus dans le circuit, contrairement aux premières réflexions françaises qui proposaient de recourir, comme pour les livres papier, à des marchés publics pour l'achat des ebooks.

 

Le rapport Sieghart appelait à un prêt des livres numériques à la fois sur site et hors de l'enceinte de la bibliothèque, ce qui n'est pas pour plaire aux éditeurs qui craignent des impacts négatifs sur les ventes de livres. Le gouvernement a maintenu la préconisation, et trouve pas mal d'alliés de son côté.

 

Le président de la CILIP, Phil Bradley, déclare ainsi : « Le prêt à distance est indispensable aux habitants de zones rurales sans bibliothèque, aux lecteurs empêchés, aux travailleurs de nuit et à d'autres... » Selon lui, des restrictions en la matière seraient dommageables pour « la bibliothèque, les auteurs, les éditeurs et les usagers ».

 

Même les militants qui protestent contre les multiples fermetures d'établissement au Royaume-Uni, comme Alan Gibbons, souligne que l'accès multiplié aux documents permettra de rendre toute leur pertinence aux bibliothèques, dans un monde culturel essentiellement numérique. Ian Anstice, fondateur de Public Libraries News, qualifie carrément l'idée de limiter les prêts à l'enceinte de l'établissement de « dépassée et absurde ».

 

Attention à l'incident diplomatique : c'est bien ce mode de prêt, réservé aux seuls usagers présents sur place, que la Bibliothèque nationale de France entend mettre en place pour les oeuvres du domaine public qu'elle aura numérisé...

 

(via Library Journal)

Pour approfondir

photo Oury Antoine

   

Rédacteur en chef de ActuaLitté. Sensible aux questions sociales. À l'écoute sur http://www.sourdoreille.net/, devant l'écran sur http://www.critikat.com/

 

Mots clés :
prêt de livres numériques - bibliothèques - Royaume-Uni - Sieghart Report



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