Les Chroniques de la citadelle d'exil" d'Abdellatif Laâbi bientôt de retour en librairie

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La différence - 27/08/2012


ISBN : 978-2-7291-2010-8

Prix : 10 € €

« Avec ces Chroniques de la citadelle d’exil, Laâbi nous donne un nouveau témoignage sur la prison. Des lettres qui sont des documents bruts, une douloureuse radiographie de la vie quotidienne dans les geôles marocaines. Pour combattre sa solitude, et dirait-on pour la nier, le prisonnier s’accroche à deux étoiles qui n’ont cessé de scintiller en lui : l’amour et le travail de l’esprit. Ce livre raconte, au jour le jour, l’histoire d’un couple interdit, déchiré : il ne leur reste que le langage, que les mots et le papier pour vivre leur passion, comme si le simple fait d’écrire l’amour le rendait encore plus absolu. Quant aux activités de l’esprit, Laâbi y a trouvé un formidable refuge : c’est un pied de nez à ses gardes-chiourme, un jardin au cœur du cachot où se rencontrent les voix fraternelles d’Aragon, de Nazim Hikmet, de Gorki, de Neruda, de Maïakovski. Jamais la vie, jamais l’intelligence ni la liberté n’ont vibré aussi fort que dans ce livre né de l’injustice et de l’oppression. »

André Clavel, Le Journal de Genève


Abdellatif Laâbi est né en 1942, à Fès. Son opposition intellec- tuelle au régime lui vaut d’être emprisonné pendant huit ans. Libéré en 1980, il s’exile en France en 1985. Depuis, il vit (le Maroc au cœur) en banlieue pa- risienne. Son vécu est la source première d’une œuvre plurielle (poésie, roman, théâtre, essai) au confluent des cultures, ancrée dans un humanisme de combat, pétrie d’humour et de tendresse. Il a obtenu le Prix Goncourt de la Poésie 2009 et le Grand Prix de la Francophonie de l’Acadé- mie française 2011. 



« Mon aimée, quelques mots ce soir. Il fait froid et je suis couché à moitié sous la cou- verture. Il a plu aujourd’hui. L’hiver s’est révélé d’un seul coup. On ne l’a pas senti venir. Il y avait seulement de nou- veau les nuages dans le ciel, l’air était frais et le soleil plus doux. Je n’ai pas vu d’arbres cette année. Mais j’ai redé- couvert les oiseaux et le vaste océan du ciel. Tu sais parfois, des choses, les plus anodines et simples, nous émeuvent ou nous amusent comme des enfants. Tel l’autre jour, un pi- geon qui est tombé chez nous, qui ne pouvait plus voler assez pour dépasser le mur. Il est res- té deux ou trois jours avant de partir. Ou bien une sauterelle qui a semé la “panique” parmi nous, en sautant et collant à chacun de nous tour à tour. Dehors, ce que je te décris là serait pure sensiblerie, ici un rien prend l’allure d’un petit événement qui attire l’attention, appelle la réflexion ou porte à la rêverie. Il m’arrive de me surprendre à regarder attentivement un fruit, un légume frais qui vient de l’extérieur, d’en caresser sans faire attention à la peau. » 



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