« Toute photographie est christique »

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La Différence - 05/09/2012


ISBN : 978-2-7291-1985-0

Prix : 14 € €

« Toute photographie est christique », la formule intrigue. Elle est signée Daniel Grojnowski, éditeur d’Allais et de Huysmans, passionné de photographie, qui poursuit, dans un livre à paraître le 8 septembre prochain aux éditions de la Différence et intitulé Photographie et croyance, sa réflexion sur l’imaginaire photographique. En 2002, avait paru Photographie et langage (Corti), et en 2011, Usages de la photographie (Corti).

 

« Toute photographie est christique », c’est aussi l’angle par lequel Laurent Lemire a choisi d’entrer dans le dernier opus de Daniel Grojnowki pour le bel avant-portrait qu’il lui consacre dans le Livres Hebdo daté du 31 août, en rappelant avec lui, que si l’image photographie est christique, c’est tout simplement « parce qu’elle appelle à croire en elle », et en conseillant très vivement la lecture de son essai : « à une époque où, écrit-il, l’image est reine, [il] ouvre bien des pistes et autant d’interrogations. »

 

« Toute photographie est christique », c’est précisément l’inverse que nous montre Bachelot Caron, ce duo d’artistes français, qui, depuis 2000, illustrent des scènes de crime, pour des magazines comme Détective ou le New Yorker, avec ce qu’ils appellent des « tableaux photographiques » (des images photographiques peintes) non pas en cherchant à faire vrai, à faire croire à un « ça a été » mais, au contraire, avec un vrai souci d’invraisemblance. Comme l’écrit, le critique d’art, Michel Poivert, dans un livre sur leur œuvre, qui paraîtra aux éditions de la Différence le 8 septembre prochain, et qui s’intitulera Délits d’initiés : « L’œuvre de Bachelot Caron appartient à une histoire souterraine de la morale photographique. (…) celle de la photographie immorale. Car la photographie (…) a construit ses valeurs (…) dans le respect des règles techniques et de l’esthétique qui en découle : une photographie doit être conforme à la vérité ou bien officiellement fictionnelle. L’indistinction du vrai et du faux ne peut y être tolérée. (…) Bachelot Caron (…) mettent au carré la transgression de la morale photographique (…). Leur art consiste en l’exhibition même de l’invraisemblance. »



PHOTO COURTESY SEBASTIEN NAHON 



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