Evénement exceptionnel : Alberto Magnaghi

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Le Genre urbain - 13/11/2014


Rencontres / Débats - Mardi 25 novembre 2014 à 20h00 - A la librairie

Rencontre - débat avec Alberto Magnaghi autour de son dernier livre : La biorégion urbaine. Petit traité sur le territoire bien commun (Eterotopia/Rhizome)

Note de l’éditeur  :

Dans la civilisation des machines, ce "royaume" du post-urbain, et du post-rural s’est construit par la rupture des relations de co-e?volution entre les e?tablissements humains, la nature et le travail, qui caracte?risaient, avec leurs bienfaits et leurs me?faits, les civilisations pre?ce?dentes. La voie de la de?territorialisation sans retour a e?te? ouverte par l’enclosure des commons, la privatisation et la marchandisation progressives des biens communs naturels (la terre, d’abord, puis l’eau, l’air, les sources d’e?nergie naturelle, les fore?ts, les rivie?res, les lacs, les mers, etc) et des biens communs territoriaux (les villes et les infrastructures historiques, les syste?mes agro-forestiers, les paysages, les ouvrages hydrauliques, l’assainissement, les ports, les installations de production e?nerge?tique). Cette de?territorialisation a transforme? les habitants en consommateurs individuels, en clients du marche?, et les lieux en sites voue?s a? des fonctions qui servent la logique des re?seaux globaux. L’urbanisation de la plane?te qui engendre ce processus est catastrophique. Elle conduit a? la fin de la ville par la mutation anthropologique qu’elle produit. Plus encore, elle est e?co-catastrophique par ses effets sur le climat, sur la consommation de sol fertile, sur les e?cosyste?mes, lie?s a? son ampleur, sa vitesse et ses formes. Si cette urbanisation n’est pas la terre promise, inous pouvons l faut alors aller a? la recherche des formes due contre-exode. Les lieux pe?riphe?riques et marginaux font preuve d’une re?sistance accrue a? leur extinction cre?puscule et a? leur enfrichement. Des nouveaux agriculteurs favorisent leur repeuplement, allie?s a? des citoyens soucieux de construire une nouvelle civilisation urbaine et rurale. Le contre-exode est a? la fois mate?riel et culturel. Il est un « retour au territoire en tant que bien commun », pour re?-animer des lieux, retrouver la mesure des vil- les et des e?tablissements humains. Cela demande de faire grandir la « conscience des lieux », pour reconstruire des relations de synergies entre les e?tablissements humains et l’environnement ; pour promouvoir de nouvelles fac?ons conviviales et sobres d’habiter et de produire ; pour valoriser une citoyennete? active, des re?seaux civiques et des formes d’auto-gestion des biens communs capables de fabriquer une richesse durable en chaque lieu du monde. L’outil conceptuel et ope?rationnel que nous proposons pour initier ce “retour au territoire” est la biore?gion urbaine. C’est un moyen de redessiner, a? contre courant, les relations entre les e?tablissements humains et l’environnement , en choisissant et en mettant en œuvre, comme dans la construction d’une maison, les « e?le?ments constructifs » du projet de territoire.


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