Nouvelles de la mère patrie, Dmitry Glukhovsky

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Editions l'Atalante - 22/02/2018


ISBN : 9782841728459

Prix : 14,90 € €

Nouvelles de la mère patrie est un recueil de textes écrits à l’origine pour la presse russe, car avant même d’être auteur, Dmitry Glukhovsky est journaliste. Un journaliste sorti de l’école qui forme aujourd’hui, comme elle le faisait hier, les journalistes du Kremlin. Comme tous ceux de sa génération, il est le témoin des changements que traverse la Russie : un pas en avant, deux pas en arrière.

 

Une Russie, où il n’a jamais fait bon d’évoquer et encore moins de coucher par écrit certains sujets sensibles : le pouvoir, ses dérives, ses compromissions, sa corruption... C’est bien dans la lignée des auteurs de science-fiction soviétiques qu’il inscrit son œuvre, de manière générale, et les nouvelles qui composent ce recueil, en particulier.

 

On pense aux frères Strougatski, bien sûr, dont les romans pourtant truffés de critiques à l’égard du régime ont toujours échappé à la censure ; à croire que la métaphore se joue de l’esprit retors des bureaucrates censés débusquer la moindre velléité d’insoumission. 


Quand Glukhovsky écrit ces récits, c’est à ses concitoyens qu’il les destine, et peu importe qu’ils soient refusés par des directeurs de rédaction (après avoir été dûment rémunérés), il les publie quand même sur ses propres réseaux. Pour un lecteur occidental, la fenêtre qu’il ouvre sur le quotidien des gens du peuple comme sur celui des affidés du pouvoir peut ressembler à un miroir déformant tant on a l’impression que l’auteur prend le pas sur le journaliste pour forcer le trait sur la naïveté des uns et les compromissions des autres.


Malheureusement, la fiction n’est pas très loin de la réalité. Rien ni personne n’échappe à la plume acerbe de l’auteur à commencer, bien sûr, par le numéro 1 (qui échange parfois sa place avec le numéro 2) – le Leader de la Nation –, suivi de près par les strates corrompues de l’administration, les mafieux reconvertis en hommes d’affaires, les nouveaux riches, les gens modestes, les travailleurs immigrés, les flics honnêtes, les journalistes, la télévision, l’alcoolisme omniprésent, les extra-terrestres, le diable et ses hordes de démons, et les habitants oubliés des steppes sibériennes.


Chacun reçoit son dû, qui pour ses vices, qui pour sa complaisance, qui pour sa naïveté et son incapacité à ouvrir les yeux sur le monde qui l’entoure. L’absurde et le fantastique, qui jalonnent le quotidien russe, ne sont jamais loin, et l’on se surprend même parfois à ressentir 

 

 

 

[Extraits] Nouvelles de la mère patrie de Dmitry Glukhovsky 

 

 

Né en 1979 à Moscou, Dmitry Glukhovsky, après des études en relations internationales à Jérusalem, a travaillé pour les chaînes Russia Today, Euro News et Deutsche Welle. 


Amateur tant de littérature classique que populaire, il privilégie dans ses œuvres la contre-utopie, propre à interroger la société actuelle et ses limites, les sociétés futures et leurs dérives, dans la lignée de 1984 et du Meilleur des mondes. 


La Russie est le pays invité au salon LivreParis 2018 : présence de Dmitry Glukhovsky. 


Traduit par : Denis E. Savine et Julia Vanidze


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