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Oeuvre poétique 1, de Claude Michel (Editions La différence)

Communiqués > Poésie

La différence - 25/06/2012


ISBN : 978-2-7291-1975-1

Prix : 25 € €

Ce premier volume des poésies complètes de Claude Michel Cluny réunit ce que l’auteur a rassemblé des années soixante à la fin des années quatre-vingt. Désordres, en 1965, initie un parcours en toute liberté, dont, à l’écart des écoles, des clans, des mots d’ordre, chaque étape témoigne sans hâte d’une inspiration et de modes d’écriture de plus en plus imprévisibles.


Et de plus en plus visibles dans la mesure où les livres évoluent du « recueil », assemblage de poèmes divers, au livre de poésie conçu comme unitaire, ou comme un ensemble de récits organisés selon une logique interne. Le poète, qui sans cesse se renouvelle sans céder aux caprices du moment, mise sur l’invention ou la réinvention des formes nécessaire à l’orchestration de ses thèmes personnels. Surtout, il fait appel aux ressorts d’une langue qui se ressource dans ses racines aussi bien qu’elle cultive, non sans rigueur, l’inventivité. 



Né en 1930, Claude Michel Cluny est poète – Prix Guillaume Apollinaire pour Asymétries, Grand prixdel’Académiefrançaisepour l’ensemble de son œuvre poétique, Prix européen de poésie Léopold Sédar Senghor 2012 –, romancier – L’Été jaune, Un jeune homme de Venise –, essayiste, historien – Atacama, Waterloo, Une bataille pour l’Europe –, critique. La Différence a entrepris la publication de son journal littéraire, L’Invention du temps (neuf volumes parus à ce jour). 


« Temps pur, épure de vivre

Temps que fore la lumière

inconnaissablement pure,

tu sais la soif l’eau première

pour l’adolescent qu’enivre

un corps libre de merveilles.

L’été corbeille du bleu

fait le jour ivre d’abeilles

sel pur où danse le feu. 


Tout est bleu le vent l’éveil,

l’âge et l’âme des métaux

rire fixe des cristaux.

À l’arbre sa récompense :

fleurir l’ombre des mots lents

à venir du silence,

précaires comme un peu d’eau

que toute source impose
à l’impatience du sol. 


Toi ô verbe qui s’oppose

à la bouche autour de toi,

sois des colombes le vol !

Ma sombre cruelle force

dans le lit secret du moi

sois le tendre de l’écorce.

Sois le feu qui recommence

le désert après la pluie,

l’ombre où s’avance la nuit. » 



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