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Le génial roman du roman tchèque, Klima, bientôt en librairie

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La différence - 28/08/2012


ISBN : 978-2-7291-1991-1

Prix : 10 € €

« À moins d’être un fervent des horreurs du Golem et des trafics de Nosferatu, le lecteur devrait être prévenu des abominations qui l’attendent s’il se risque à seulement entrebâiller la tombe du prince Sternenhoch... On peut aussi supposer qu’à moins de s’enfuir loin du livre en priant pour son âme, à peine franchies les premières pages, il se laissera glisser avec une affreuse délectation tout au fond de ce trou à démons. Car ce livre n’est pas innocent. Tout est empreint de négativisme et de méchanceté ricanante. Mais également d’inquiétude, du refus des leurres. En bref, un livre pour Maldoror ! » 



Né en 1878 à Domažlice (Bo- hême occidentale), mis au ban de tous les établissements d’ensei- gnement de l’Empire autrichien, Ladislav Klíma vit tour à tour comme rentier, conducteur d’une machine à vapeur, gardien d’une usine hors service, fabricant d’un ersatz de tabac, dramaturge et journaliste. Philosophe du vécu, solipsiste convaincu, il pousse la pensée de Schopenhauer et de Nietzsche au-delà de ses plus extrêmes limites, publie trois volumes de fragments théoriques et laisse, en mourant à Prague en 1928 – ignoré de la plupart de ses compatriotes, sujet de scandale pour d’autres, auteur culte pour un petit nombre –, une immense œuvre manuscrite, aussi bien romanesque que philosophique. 



« Je vis Helga pour la première fois à un bal ; j’avais 33 ans, elle 17. Dès l’abord, la garce me parut carrément laide. Une vraie asperge, grande et mince à faire peur ; le visage honteusement pâle, presque blanc, émacié ; un nez juif, les traits pas mal au fond, mais fanés en quelque sorte, somnolents, soporifiques ; elle avait l’air d’un cadavre mû par un ressort, – et ses gestes étaient tout aussi horriblement mous et moribonds que son visage. Elle gardait toujours les yeux baissés comme la plus timide des fillettes de cinq ans.

Ce qu’elle avait encore de mieux, c’était sa grosse chevelure, noire comme suie.. Quand je la frôlai du regard pour la première fois j’eus carrément mal au cœur ; et lorsque le comte M., peintre dilettante, me dit : “Cette demoiselle a un visage extrêmement intéressant, d’une beauté toute classique”, – je ne pus retenir un ricanement. Je ne sais vraiment pas comment il se fait que tous ces artistes et gens d’un “goût raffiné” manquent mais complètement de goût. » 

 



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