Passez un été différent avec les éditions de la Différence -8

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La différence - 06/07/2012


ISBN : 978-2-7291-1466-4

Prix : 20,30 € €

La Différence vous recommande dix romans pour vos vacances. Aujourd'hui, "Quand l'Italie vient au bordel".


En 1965, sept ans après la fermeture définitive des maisons closes, un éditeur romain de- mande à plusieurs auteurs d’évoquer leurs souvenirs de la « tolérance » italienne. Il s’adresse à une bande de copains pour qu’ils racontent ce qui leur reste en mémoire des chambres cachées au fond des ruelles obscures de Turin, Rome, Naples ou Milan. Parmi eux, trois romanciers déjà célèbres et qui le resteront : Dino Buzzati, Mario Soldati et Alberto Bevilacqua, un curieux journaliste, critique, acteur, Vincenzo Talarico, qui révèle d’autres témoins glorieux tels que Vitaliano Brancati, Vincenzo Cardarelli ou Giuseppe Ungaretti...


La jeune romancière Fausta Leoni se mêle à cette joyeuse coterie en offrant un hommage particulier aux pensionnaires de charme des maisons disparues.


C’est cependant un auteur inconnu du public français qui ouvre le recueil, lui donne son ton et sa couleur : Giancarlo Fusco. Chroniqueur brillant, il brosse un extraordinaire tableau de la société italienne vue par le petit bout de la lorgnette, par l’œilleton de la porte du bordel. Aussi divers soient-ils, les textes rassemblés ici reprennent et orchestrent le motif initial : raconter ce qu’était l’Italie quand elle allait au bordel, quand elle tolérait. C’est donc à tous ceux que les détours par l’accessoire, le secondaire, le détail oublié conduisent plus sûre- ment vers le savoir que les recherches universitaires exhaustives que s’adressent ces souve- nirs, ces évocations des maisons closes italiennes, de leurs pensionnaires et de leurs clients. 



Traduit de l’italien par Carole Cavallera.
Récits et nouvelles de Alberto Bevilacqua, Dino Buzatti, Giancarlo Fusco, Fausta Leoni, Mario Soldati et Vincenzo Talarico. 


« Je ne me souviens pas d’avoir jamais poussé sans émotion la porte vitrée d’une maison pleine de lumière. Je ne me souviens pas d’avoir jamais écouté sans en être troublé le tic-tac des talons des filles qui descendaient et faisaient leur apparition, ô don merveilleux, dans le salon où je les attendais. Don merveilleux, oui, dont je me suis toujours senti indigne.


Je ne me souviens pas d’avoir jamais gravi l’escalier trop raide sans l’espérance suprême de trouver la femme de ma vie. Et je la trouvais ! Je la trouvais toujours, fût-ce pour quelques minutes. Je ne me souviens pas d’avoir jamais pensé que l’argent que je donnais pouvait en quelque manière compenser la joie qui m’avait été accordée. Je ne me souviens pas d’avoir jamais cru que mon plaisir et mon argent étaient des quantités « commensurables » et donc, d’une façon ou d’une autre, échangeables. L’argent ne payait pas le plaisir.


Il faisait éventuellement partie du plaisir, il s’annulait dans le plaisir : il était, quel que fût le chiffre, une offre purement symbolique et rituelle à la divinité que j’adorais. Bien sûr que je payais, et j’étais content de payer. Quel amour ne se paie pas?Etnesepaie,jeveux dire, en espèces sonnantes et trébuchantes ? » (M. Soldati) 



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