Yarilo, de Laurence Guillon

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Laurence Guillon - 24/12/2018


ISBN : 9782312063997

Prix : 31 € €

Yarilo était le dieu slave de la jeunesse et du printemps, c’est-à-dire des forces vives de la terre, de la végétation, du renouveau. Le livre, placé sous le signe de cette divinité païenne, et parfois de la sorcellerie,  commence pourtant par un extrait de l’évangile et les débats intérieurs d’un guerrier qui s’apprête à devenir moine.


Il se poursuit par la liaison du tsar Ivan le Terrible,  veuf inconsolable tourmenté et cruel, avec un tout jeune homme instinctif et sauvage qui lui est présenté par son père. Réunis par un passé commun d’enfants martyrs, le tsar et son favori développent des relations de compagnons de débauche, où la complicité et la compassion se mêlent à la brutalité et à la manipulation. Cependant, ce n’est pas là le thème principal du livre, qui traite de l’itinéraire initiatique d’un « ange déchu », entraîné par les circonstances, un certain opportunisme et une affection éblouie pour un souverain dangereux et fascinant,  dans le péché et le crime, et qui cherche peu à peu à se dégager de l’égrégore maléfique auquel il est soumis pour amorcer une rédemption difficile.  Marié de force à une jeune fille touchante et simple, le jeune homme trouve, auprès d’elle et du métropolite martyr Philippe, une dimension humaine et spirituelle qui le met en porte-à-faux par rapport aux exigences du "monastère des ténèbres", de l’organisation répressive dans laquelle il s’est enrôlé. L’histoire est baroque, tragique, fantastique mais non dénuée d’humour (noir). 


Enfin il traite de la Russie, de ses traditions, de ses paysages envoûtants et de ce qu'on appelle l'âme russe. Cette âme russe si difficile à comprendre qui est peut-être simplement archaïque, mystique et magique comme l’était notre âme à tous, notre âme profonde. Un artiste anglais, égaré auprès de la première ambassade qu’ouvrit son pays à Moscou, et devenu prisonnier de l’amitié tyrannique du monarque, s’en fait, dans sa correspondance, l’observateur bienveillant,  dérouté, effaré et peu à peu absorbé sans retour.


C’est un roman historique atypique, peut-être plutôt un conte, pour adultes ou pour éternels adolescents, pour ceux qui aiment rêver. L’itinéraire initiatique du héros est aussi celui de l’auteur, qui l’a fait pour elle-même, mais aussi pour son lecteur, car un livre est toujours un partage et un don. Fascinée par la Russie ancienne depuis son plus jeune âge, captivée par le folklore russe et ceux qui le transmettent encore, Laurence Guillon a choisi, après avoir travaillé 16 ans à Moscou, de se retirer dans la petite ville historique de Pereslavl-Zalesski, entre la capitale et Yaroslavl, c'est-à-dire sur les terres mêmes que parcouraient ses héros de leur vivant, et où ils ont laissé beaucoup de traces. Elle raconte dans un blog, les chroniques de Pereslavl, https://chroniquesdepereslavl.blogspot.com/, ses rencontres, ses expériences, ses difficultés et ses émerveillements.


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