Sous-jacent, de Stephan Erick

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Stephan Erick - 17/01/2020


ISBN : 13 €

Prix : 978-2-312-06758-2 €

Cet ouvrage est plus intimiste que le précédent et se voudrait moins anar, moins toxique, moins politique. Un cri suppliant de faire silence en soi, hors de soi, pour prisonniers d’Alphaville. Ce livre attendu 2 ans par les Editions du Net donnait à l’auteur comme un sentiment d’absence après L’insoumis.

 

 

Maintenant forcé de croire en cette forme de continuité, les contours du livre se dessinent à l’horizon, mais qu’est-ce donc ?

Un livre par lequel ERICK Stephan en apesanteur rentre subrepticement dans le monde littéraire, un souffle dans le néant. Un style heurté, une étrange prose poétique, où des éclats de Sartre et Nietzsche affleurent pour disparaître aussitôt derrière l’interrogation suggérée par l’intrusion de fausses incohérences.

 

«  Le fond et la forme s’articulent au fil des mots écrits dans cet appartement à loyers modérés où par la fenêtre l’arborescence lunaire décrit les projections narcissiques de chacun, le reflet du pouvoir dans des poignées de mains et de bises sur les joues, et inscrit le tout le temps, la culture, le savoir.


Tristement défaite la cravate, est sur la chaise, le pantalon repassé et les chemises propres, pour cette crème caramel dégoulinante, ce fondant de l’être ! La balle est dans votre camp, il faut voir plus loin capot et ouvrir ses oreilles pour entendre le silence » C’est du Stephan ERICK, et il poursuit :

« Dommages collatéraux ! Combinaisons gagnantes et loteries, la tirelire de l’état sans doute pleine à raz bord ! »



[Extrait] Sous-jacent


Boursicotage et actions monétaires nous trimballent jusqu’au bout de la porte de la banque. Les visions nettes des courtiers agressent, interpellent servies de gratitude et de doléances.

Les carcasses d’oiseaux rares pourrissent au fin fond de l’équinoxe des indifférences du monde. Et le soulèvement de broussailles partout gonfle et s’assoupît, le vent mesure le vide. L’apocalyptique se traduisait chez Rembrandt comme aujourd’hui dans la noirceur de l’urbanisme de Beaubreuil.

 

Le phrasé de cet ouvrage sortilège venu de loin ou pas suffisamment, biffe de grisaille vous assombrit le quotidien de l’auteur qui lui-même le partage avec la foule.


Les refrains de chanson carillonnants aux tympans, des sonorités que l’on entend nulle part ailleurs, des purée de mots, ultimatum du bruit, glas sonnant pour sourds et malvoyants. Cette montée au créneau des voitures parquées sur des stationnements, des bolides fonçant à toute berzingue sur les routes, et les passants stupéfaits par ce bruit permanent de machine à laver. Nous sommes dans le vif de la souffrance, de l’intelligence. Sous-jacent déchirures de protestation contre la fureur du bruit sous toutes ses formes.

 

Christian Boineau

Secrétaire des Rencontres Littéraires et Artistiques de Limoges


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