Etats généraux du livre : les auteurs à la recherche d'un meilleur avenir

La rédaction - 02.06.2020


Crédit Denis Bajram


 

Le 22 mai se tiendront les États généraux du livre. Parce que les auteurs ont cruellement besoin d’être entendus. Des réformes sociales pointent le bout de leur nez, et, au pays de l’exception culturelle, les artistes auteurs ne sont ici que quantité négligeable.

 

Depuis #PayeTonAuteur, le réseau Twitter est devenu le porte-voix de toute une profession, fermement résolue à ne plus apparaître comme divisée. L’union fait la force, et désormais, les auteurs apprennent à réagir comme une corporation à part entière. 

 

#AuteursEnColère succède à #PayeTonAuteur, pour dire combien la situation devient intenable. Retraite, cotisations, CSG, prélèvement à la source dès le premier euro : autant de dossiers techniques, et pourtant cruciaux pour les créateurs.

 

Dans ce grand dossier, nous avons réuni l’ensemble des publications qui permettront d’éclairer tant les enjeux que les problématiques. Et toujours en donnant aux auteurs la parole qui leur revient, pour raconter, cette fois, des histoires qui font peur – parce que sans auteurs, pas de livres.

 

À Angoulême, les auteurs font entendre “le début d'un mouvement social”

FIBD 2020 — Programmée et attendue par toute la profession, la mobilisation des auteurs a pris place dans la rue Hergé, à Angoulême, pendant une trentaine de minutes, avant une assemblée générale très suivie. Au coeur des revendications, les suites données au rapport Racine, qui évoque plusieurs pistes pour améliorer la situation des auteurs, mais aussi l'attention portée à la création dans un pays comme la France. (ActuaLitté, CC BY SA 2.0) À Angoulême, ce 31 janvier, stylos posés et auteurs debout : comme prévu, ils se sont réunis rue Hergé, au coeur du...

Bande décimée : pour les auteurs, avant la chute, l'atterrissage

FIBD 2020 – 2020 sera l’année de la BD. Pas nécessairement celle des auteurs. Le rapport de Bruno Racine a apporté un peu de réconfort : au moins le malaise social et la catastrophe économique sont-ils désormais actés. Or, côté BD, 53 % des auteurs perçoivent moins que le SMIC et 36 % sont sous le seuil de pauvreté. Des données 2014 dont rien ne laisse entendre qu’elles se soient améliorées.   En avril 2019, les auteurs et autrices se retrouvaient autour d’un site : Extinction culturelle. Une manière pour sept organisations, deux syndicats...

Manifestation : pour Angoulême 2020, les auteurs de BD débrayent

FIBD 2020 - Angoulême deviendra un haut lieu de la contestation sociale, dans le monde culturel. Après l’appel à une Marche en janvier 2015, pour dénoncer la réforme des retraites que portait le RAAP, un débrayage était annoncé en janvier 2016. Le décret sur la réforme était passé en catimini, et la réforme RAAP/IRCEC prenait forme. Quatre ans plus tard, le goût de la mobilisation revient. Avec celui du sang… ActuaLitté, CC BY SA 2.0 - Angoulême 2015   On le sentait venir, gros comme une illustration sur double page géante : à l’approche du festival BD...

L'Institut français place l'Afrique au coeur de son action 2020

Jeudi 16 janvier, l’Institut français a dévoilé ses projets ainsi que les grands rendez-vous qui rythmeront l’année 2020. Si le livre et la langue française continuent d’être au cœur de l’action de l’institution, l’année sera surtout placée sous le signe de l’Afrique et de la jeunesse à travers la mise en œuvre de trois actions majeures en lien direct avec le continent.   Institut Français de Rabat - Nawalbennani CC BY-SA 3.0 « L’année 2020 s’annonce particulièrement prometteuse pour l’action culturelle internationale. Elle sera...

Maintenir la précarité des auteurs pour garantir la bonne santé de l'édition ?

Les ventes de livres en 2019 ont peut-être augmenté, mais le partage de la valeur n’est pas encore au rendez-vous. En effet, le président du Syndicat national de l’édition évoquait sa défiance quant à l’intervention souhaitée du législateur. L’idée qu’une rémunération minimale — 10 % de droits d’auteur — soit inscrite dans la loi n’était pas souhaitable. Janus devenu tricéphale - pixabay licence   En période difficile, indiquait Vincent Montagne, la tentation « est grande de se tourner vers l’État et les pouvoirs publics pour légiférer,...

La rémunération minimum pour les auteurs : refus catégorique des éditeurs

Présentant ses vœux pour l’année 2020, Vincent Montagne s’est plié à l’exercice délicat d'établir un panorama de l’industrie du livre. Il présentait d’ailleurs l’objet comme un outil incontournable – et moteur de la création, notamment dans le cinéma. Plus encore, le livre incarne un « vecteur de développement économique pour notre pays ». Car « le livre et la lecture sont des enjeux sociétaux essentiels et méritent d’être défendus », assure-t-il. oups... pixabay licence   Pour autant, la relative bonne santé du secteur ne doit pas...

Chaos social chez les auteurs : quand l’IRCEC s’en mêle

RAAP. IRCEC. Dans la série des organismes pointés par les auteurs pour leurs dysfonctionnements, ces noms doivent sembler familier. Ces acronymes, vous les avez sans doute vu passer en 2014, lors de la mobilisation des auteurs contre la réforme de leur régime de retraite complémentaire.   Sur Twitter, le régime complémentaire affirme avoir « porté et centralisé » la première demande de rencontre avec le Haut commissaire aux retraites. Depuis plusieurs mois, la position de l’IRCEC apparaît à de nombreux auteurs très ambiguë dans les concertations, faute...

France BD 2020 “ne sera pas les miss France de la bande dessinée”

Ce mercredi 18 décembre, le ministre de la Culture Franck Riester présentait pour la première fois les projets et objectifs pour l'année 2020, placée sous le signe de la bande dessinée. L'occasion de dévoiler l'affiche, réalisée par Joseph Falzon, mais aussi de donner la parole aux auteurs, scénaristes ou illustrateurs en présentant les marraines et parrains du projet, Catherine Meurisse, Florence Cestac, Jul et Régis Loisel. ActuaLitté, CC BY SA 2.0 Jul sera le seul parrain de l'année de la BD à avoir pris la parole rue de Valois. « Je parle au nom des...