Les Ensablés : Survivre en littérature

La rédaction - 03.12.2019



"Les Ensablés, survivre en littérature" est un blog créé en 2010 et depuis intégré pleinement chez Actualitté.com. Chaque semaine, des écrivains ou des amateurs de littérature présentent le roman d'un écrivain français dit "ensablé", autrement "oublié" ou carrément disparu.

C'est ainsi une histoire de la littérature "souterraine" qui est revisitée. Une fois par mois néanmoins, afin de retrouver des terres plus connues, "Les Ensablés" publient une étude sur une œuvre littéraire majeure (appelée aussi monument) du patrimoine français.

Depuis la création du blog, 400 articles ont été ainsi publiés. Les contributeurs sont: Hervé Bel, Laurent Jouannaud, Denis Gombert, Carl Aderhold, François Ouellet, Elisabeth Guichard-Roche, Henri-Jean Coudy et Antoine Cardinale.


photo Philippe Le Moine, CC BY SA 2.0

Les Ensablés - "Les figurants de la mort", Roger de Lafforest (1905-1993)

Je n’avais franchement jamais entendu parler de Roger de Lafforest qui a pourtant eu une longue vie, né sous Emile Loubet et mort sous François Mitterrand. Il fut journaliste, écrivain, puis abandonna la littérature pour se consacrer à …la magie. Une magie sophistiquée mais de la magie quand même à laquelle il dédia plusieurs ouvrages dont l’un fut, semble-t-il, un succès de vente : « Les Maisons qui tuent », dont on retrouve même une  traduction en espagnol.   Par Henri-Jean Coudy   Dans « La réalité magique » , il écrivait : «La science et la...

Le Kindle personnel de Napoléon, une Liseuse Impériale Itinérante

Au cours de ses campagnes militaires, Napoléon Bonaparte ne voulait pour autant pas manquer de lecture. Mais contrairement à notre époque moderne, l’Empire ne disposait pas de l’encre électronique ni des ports USB. Pour emporter une bibliothèque portative, il fallait une autre forte d’ingéniosité qu’une liseuse…   Plusieurs biographes de Napoléon ont souligné à quel point l’Empereur aimait à transporter des livres, ses ouvrages favoris, chaque fois qu’il partait en déplacement, engageait un conflit armé, etc. Il est ainsi connu pour avoir conçu des...

Les Ensablés - Chroniques du Lac: "Roux le bandit" d'André Chamson (1900-1983)

Il y a 4 ans, l'un de mes premiers articles était consacré à l'Auberge de l'abîme, roman plein de suspens tiré du Livre des Cévennes. Ce volume de la collection Omnibus figure parmi mes livres de chevet favoris. J'apprécie de redécouvrir ces courtes histoires solidement ancrées aux Cévennes natales de Chamson. Roux le Bandit en est une superbe illustration.   Par Elisabeth Guichard Roche     Un groupe de montagnards cévenols - parmi lesquels Chamson- écoute Finiels, le narrateur, conter l'histoire d'un des leurs, un homme de Sauveplane connu de tous. Roux,...

Les Ensablés - Hans Bringolf, "Feu le lieutenant Bringolf" (1930)

De l’escroquerie considéré comme un des beaux-arts… Né en 1876, fils d’un colonel de l’armée suisse et d’une russe, Hans Bringolf a connu une existence des plus agitées. Membre des services diplomatiques helvétiques, promis à une belle carrière, l’homme est doté d’une des meilleures éducations, d’une intelligence sans aucun doute des plus aigües et d’un courage hors-norme. Mais le démon du jeu, du paraître et des plaisirs le conduise à sa perte.   Par Carl Aderhold   Il recourt aux usuriers, signe reconnaissance de dettes sur...

Les Ensablés - Notes de voyage : "Le dîner en ville", Claude Mauriac (1914-1996)

J’ai lu cet été, mon cher Hervé, un très bon roman de Claude Mauriac. Son père, François, est immortalisé (1933) et nobélisé (1952), mais lui, Claude, pourrait bien peu à peu s’ensabler. Pourtant Le dîner en ville est une très belle réussite : c’est un roman qui décrit le parisianisme mondain que l’auteur a beaucoup pratiqué.   Par Laurent Jouannaud   L’idée est simple : il s’agit de raconter la soirée de huit convives autour d’une table. Il y a le couple qui invite et ses six invités, avec un extra et l’employée de maison qui assurent...

Les Ensablés - Deux romans de Jacques Decour (1910-1942) par François Ouellet

Au moment où La Thébaïde fait paraître un captivant document biographique de l’écrivain résistant fusillé par les nazis au Mont-Valérien (ici), il y a donc exactement soixante-quinze ans, il m’a paru opportun de présenter les deux romans que Jacques Decour eut le temps de publier et que Léo Scheer réédita en un seul volume en 2002.   Par François Ouellet       On trouve en Decour un véritable tempérament d’écrivain. Cela se voit tout de suite dans la manière d’organiser la matière, de distribuer personnages et événements. Il y a aussi chez lui...

Les Ensablés - "Le bonheur du jour" (1960), José Cabanis (1922-2000)

« On ne sort pas de la lecture d’un livre de Cabanis – n’importe lequel – sans éprouver le désir de découvrir les précédents ou les suivants, de remonter jusqu’à la source ». Voilà ce qu’Angelo Rinaldi déclare dans son discours de réception à l’Académie, en 2000, lorsqu’il prend place dans le 20e fauteuil occupé jusqu’alors par Cabanis ; et force est d’admettre qu’il a absolument raison. Pendant ces — courtes — vacances, j’ai lu à la suite trois romans de Cabanis, et mon envie de lire les autres est toujours aussi forte... Par Hervé...

La rentrée Coquillages et crustacés : littérature sur des plages abandonnées

La rentrée des classes fait résonner dans toutes les écoles de France et de Navarre l’inénarrable cloche battant le rappel des élèves vers leurs enseignants. Et certains traînent encore, dans leurs baskets toutes neuves, un peu des dunes de leurs vacances. Et ce qui vaut pour les enfants vaut aussi pour les parents. Légèreté, mélancolie, aridités, pour chacun de quoi ériger ses propres chateaux en Espagne... michel coiffard, CC BY SA 2.0   Passant au crible la rentrée littéraire, nous ne pouvions nous empêcher d'établir d'étranges correspondances entre...