Livres, actualités : tout sur Jean d'Ormesson

La rédaction - 15.11.2019

Jean d'Ormesson - Prix Clara 2015


Venu au monde dans le 7e arrondissement de Paris, le 16 juin 1925, au sein d’une famille noble, Jean d'Ormesson s'engagea tardivement, de son propre aveu, dans l'écriture, trop occupé qu'il était à lire. Il publie son premier ouvrage, L’amour est un plaisir, en 1956, aux éditions Julliard, mais son livre La gloire de l’Empire, en 1971, lui vaut une reconnaissance littéraire avec le Grand Prix du roman de l’Académie française.

Secrétaire général de l’UNESCO en 1950, il devient directeur général du Figaro en 1974, puis incarna plus tard l'Académie française en devenant un de ses membres. Journaliste, chroniqueur, écrivain, philosophe, acteur à l'occasion, il était devenu l'archétype de l'écrivain français conservateur et vif d'esprit.

« Ce livre est un livre de souvenirs, on pourrait presque parler de mémoires, mais l’idée d’écrire des Mémoires me paraissait impossible. Je me disais que ce genre n’est pas très élevé dans la littérature, que les gens qui écrivent des Mémoires sont ceux qui n’ont plus rien à dire », expliquait-il alors qu'il venait de publier ce qui serait son dernier livre de son vivant.

Photo : ActuaLitté, CC BY SA 2.0

Le nouveau Littré en 20 volumes soldé par la Fnac

Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir. Et selon que vous serez abonné du Figaro, ou client chez la Fnac, le Littré vous coûtera bien moins cher. La dernière édition du Littré c'est près de 100 000 mots, dont 30 000 nouveaux, 20 volumes, 15 360 pages, 300 000 citations, 6 000 auteurs cités… C'est aussi ce petit mot gentil de Jean d'Ormesson : « Le Littré 2008, c'est toute l'ivresse des mots. Entrez dans les délices de ce labyrinthe bien ordonné du savoir et des passions, et vous ne le quitterez plus. » J'ai toujours...

Pascal Fioretto, Et si c'était niais

Mon cher Pascal, je ne résisterais pas à te citer citant d’Ormesson : « Nous n’avons plus de héros, nous n’avons plus de maitres. Nous avons remplacé la surprise par la fatigue et l’admiration par le ricanement. » Et à ce titre, je vous ferais volontiers part d’une brève histoire, tirée du Littré, et arrangée pour la circonstance. Un marquis besognant dans la cuisine une de ses servantes, est interrompu au moment de la petite mort par sa marquise d’épouse. Affolée par ce qu’elle voit, cette dernière s’exclame : « Monsieur… Monsieur, vous me surprenez !...