Livres, actualités : tout sur Michel Houellebecq

La rédaction - 19.11.2020

Mosaïque de Michel Houellebecq


Révélé avec Extension du domaine de la lutte, publié en 1994 par les Éditions Maurice Nadeau, Michel Houellebecq, né Michel Thomas en 1956 ou 1958 selon ses propres dires, a cultivé le mystère tout au long de sa carrière : après ce premier roman remarqué, il publie Les Particules élémentaires (1998), puis Plateforme (2001), alors qu'il vient de s'exiler en Irlande.

Après La Possibilité d'une île, en 2005, il revient en fanfare pour La Carte et le Territoire, en 2010, qui lui vaudra un Prix Goncourt et une reconnaissance encore un peu plus grande. S'il publie toujours, parallèlement à ses romans, des romans et des recueils de poésie, son livre suivant, Soumission, publié en 2015, lance un vaste débat dans la société française : il y évoque la victoire aux élections présidentielles d'un candidat ouvertement musulman. Le roman est publié le 7 janvier 2015 par les éditions Flammarion, le jour même d'un attentat islamiste contre Charlie Hebdo, ce qui alimente un peu plus la polémique.

Romancier, poète, Michel Houellebecq est également acteur, à l'occasion, dans des films de Gustave Kervern et Benoît Delépine et de Guillaume Nicloux.

Photo : Mosaïque de Clément Mitéran (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

Prix littéraires : les éditeurs n'ont rien pour influencer les jurés

Comment gagne-t-on un prix littéraire,n quand on est éditeur ? Ce matin sur France Inter, Pascale Clark invitait deux sommités, dont les auteurs ont récemment été primés. Mais ici, foin des romanciers, laissons place à leurs mentors. Face à face, Teresa Cremisi, PDG de Flammarion, dont le petit Michel a reçu le Goncourt et Manuel Carcassonne, directeur littéraire chez Grasset, dont la turbulente Virginie a obtenu le Renaudot, alors qu'en lice pour le Goncourt. Des prix qui rapportent aux éditeurs, évidemment, annonce Teresa Cremisi : La carte et le territoire avait...

Le Goncourt Houellebecq dîne avec Sarkozy

C'est amusant : l'auteure de La Princesse de Clèves n'aurait probablement eu les honneurs d'un dîner avec le président et son épouse la veille d'un remaniement ministériel. Il est vrai qu'en 1678, Marie-Madeleine de La Fayette n'aurait que difficilement pu complimenter le président de la République sur ses faits et gestes. Et vu comment le président a stigmatisé son oeuvre, il aurait fallu probablement frapper très très fort pour obtenir un quelconque résultat et un dîner. Oui, mais, dans une récente interview, Michel Houellebecq a su amadouer la véhémence...

Houellebecq passe en revue Sarkozy, de Gaulle, le Goncourt...

Tout le monde le veut, le Goncourt 2010, Michel Houellebecq, à commencer par les journalistes, qui le harcèlent, le pauvre... Intervenant sur l'antenne de BFMTV, l'écrivain parle de politique, un sujet « à ne pas surestimer » et pour commencer de Gaulle, qui « n'a rien changé », parce que le mouvement de modernisation auquel il s'opposait « s'est déroulé ». Et la troisième voie que le général visait « n'a rien donné. Le pouvoir des politiques est limité ». À même de déclencher une guerre, le politique reste désarmé et incapable de changer une transformation...

Bartleby préférerait ne pas vous dire : Despentes à Houellebecq

C'est toujours un peu la guerre entre les auteurs. La « tendre guerre », comme chantait Brel. Eh oui, la tendre guerre, surtout quand des prix sont en jeu, n'est-ce pas ? Hier encore, deux des pointures de cette rentrée étaient en lice pour un des prestigieux prix de cette rentrée littéraire. Le Goncourt. Mais ce que l'on sait moins, évidemment, c'est qu'entre Viriginie Despentes et Michel Houellebecq, c'est une tendre guerre qui se menait. Enfin, tendre... On murmure dans les milieux autorisés à murmurer que les deux se sont retrouvés face à face. La combattante pour un...

Houellebecq : c'est mieux pour la littérature et la France que j'aie le Goncourt

« Profondément heureux », le sieur Houellebecq, qui depuis une dizaine d'années attendait la consécration du Goncourt, et qui, finalement, en 2010, obtient la consécration. Qu'importe ce que l'on pense de Houellebecq, qu'importe ce que le livre a pu inspirer, c'est un symbole - que son ouvrage ait été goncourtisable (Houellebecq devenu Gon-Courtisan ?), ou pas - c'est un accomplissement. Car même les opposants du romancier lui accordent une capacité « à sentir une époque ». Houellebecq, pour reprendre le mot de Victor Hugo, un « écho de son siècle » ?...

Houellebecq : un Goncourt 'nécessaire à ma vie'

Évidemment, pour sa quatrième nomination, Michel Houellebecq a dû brûler des cierges, et en pagaille. Et si ce n'est pas lui qui l'a fait, Teresa Cremisi, la sainte patronne de Flammarion s'en est probablement chargée. Trois fois qu'on citait son Michel, sans qu'il reparte avec les honneurs du jury de Drouant. D'autant que les jurés ont reconnu avoir délibéré avec une vitesse prodigieusement rapide, accordant ainsi sept voix à Michel contre deux à Virginie Despentes, qui se retrouvera titulaire d'un Renaudot, après tout, c'est pas si mal. En une minute et 29 secondes...

Prix Goncourt 2010 : Michel Houellebecq, La Carte et le territoire

Bon, si l'on vous dit que la surprise est totale, que personne n'y comprend rien et que définitivement, toute la rédaction en reste encore sous le choc, c'est crédible ? Eh pourtant... Avec une dotation de 10 €, le lauréat du Goncourt 2010 ne verra pas son compte en banque exploser, mais c'est l'assurance d'un nombre de vente La carte et le territoire, neuf ou d'occasion

Le Goncourt des lycéens décerné mardi

Ce sont treize lycéens, douze représentants français et une élève du lycée français de Budapest, qui remettront à Rennes mardi le prix Goncourt des lycéens, 23e du nom. Depuis 1988, le Goncourt des lycéens tend à apporter un peu de critique dans le monde très financier du Goncourt. Organisé par l'Éducation Nationale et la FNAC, le prix est attribué d'après la sélection de rentrée du prix Goncourt. Ce qui permet aux lycéens de faire quelques coups d'éclat. Dans leurs sept auteurs finalistes, pas de traces de Houellebecq, La carte et le Territoire, pourtant...