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Apologie de la finance et de Goldman Sachs par Robert Shiller

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Par Nathalie Gentaz,Le lundi 19 mars 2012 à 11:39:15 - 0 commentaire

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Dans son dernier ouvrage Finance and the Good Society, le professeur d'économie de l'université de Yale, Robert Shiller, s'érige en ardent défenseur du monde de la finance et de Goldman Sachs, réputée pour son manque d'éthique, en particulier depuis les révélations récentes de Greg Smith sur les pratiques douteuses de la banque d'affaire.

 

Exit les mouvements Occupons Wall Street ou Indignez-vous en Occident, pour Robert Shiller, le capitalisme financier est bon : il promeut la prospérité, sert les intérêts de la société dans laquelle il est indispensable. Bref, rend le monde meilleur.

 

« On croit que les gens fortunés en société, et parmi eux les financiers, ont pour sérieux objectif de se servir de moyens détournés pour attaquer et asservir la majorité de la population sur le plan économique » écrit-il dans son livre, mais c'est « une illusion ».  

 

 

Malgré les nombreuses critiques adressées au monde des finances, en particulier depuis les débuts de la Grande Récession, Robert Shiller affirme que ce dernier a néanmoins permis «  l'assurance incendie, les créances hypothécaires et des actions que l'on peut acheter sans craindre d'être poursuivi par les transgressions d'entreprises ».

 

Sans être manichéen, il n'excuse toutefois pas pour autant les excès de ce milieu, qui a sa part de responsabilité dans la crise, mais le capitalisme financier est un fait de société naturel, selon lui  et « malgré toutes ses beautés, il produits également de vilaines choses ». 


Pour éviter les vilaines choses, il faudrait « démocratiser » la finance selon Shiller, avec des  innovations morales qui servirait l'intérêt public. Mais il semble aller de soi que la finance ne fera pas ce travail d'elle-même, alors que les politiques peinent - ou rechignent - à se faire entendre.

 

Hélas, ne nous leurrons pas, si Robert Shiller rappelle l'importance du rôle de la finance dans nos sociétés, le « bien » dont il parle réside très certainement beaucoup plus chez les personnes qui luttent dans cette optique que quelques magnats de la finance. S'asseoir et attendre ne suffiront pas. 

 

 

Sources : Bloomberg

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