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Prose et poésie : l'incidence de la lecture sur le cerveau, vue sous IRM

Insane in da membrane - Insane in the brain

Le lundi 21 octobre 2013 à 10:40:37 - 0 commentaire

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En cartographiant les régions du cerveau qui réagissent à la poésie et à la prose, les chercheurs de l'université britannique d'Exeter (comté de Devon), ont comblé l'un des vides qui séparent arts et sciences. En s'appuyant sur l'imagerie par résonnance magnétique (IRM), les scientifiques ont analysé le comportement de nos cellules grises à la lecture de prose et de poésie.

 

 

 

 

Le professeur Adam Zeman, neurologue cognitif de l'université, qui a dirigé l'équipe interdisciplinaire avait recruté 13 volontaires pour mener cette étude, recrutant des membres du corps enseignant et des étudiants diplômés. Pour les comparatifs de lecture, ce sont des textes en prose, comme un manuel d'installation d'un chauffage, ou des romans, puis des sonnets, des morceaux de poésie. 

 

Dans les résultats de leurs recherches, on découvre que les participants à l'étude lisant un des passages de poésie, les régions du cerveau associées à la mémoire étaient plus fortement stimuléesque les « espaces de lecture ». Ce qui semblerait indiquer que « la lecture de poésie ressemble à un souvenir ».

 

Dans le cas d'une lecture de poèmes favoris des cobayes, ces zones sont encore plus fortement stimulées, souligne l'étude. On assiste donc bien à un processus de réminiscence actif, plus qu'une simple relecture.

 

L'équipe a également constaté que les zones du cerveau, qui sont connues pour répondre aux stimulus liés à la musique, sont connectées aux émotions, dans la lecture de documents écrits. Il s'agit principalement du côté droit. Ces zones, avaient été identifiées comme provoquant des « frissons dans le dos », induits par une réaction émotionnelle qu'implique la musique.

 

De fait, la lecture de poésie active des régions du cerveau qui sont en relation avec l'introspection, comme le cortex cingulaire postérieur et les lobes temporaux internes. 

 

Zeman explique : « Certaines personnes disent qu'il est impossible de réconcilier la science et l'art, mais une nouvelle technologie d'imagerie cérébrale nous permet de découvrir un nombre croissant de signes, qui sont des manières dont le cerveau réagit aux expériences artistiques. Il s'agissait là d'une étude préliminaire, mais qui nous aide à donner un sens psychologique, biologique et anatomique à l'art. »

 

Cette étude serait la première du genre, à établir une distinction physiologique entre la lecture de prose et de poésie. 

Sources : Exeter , Redorbit , Psycentral , Imprint

Pour approfondir

photo Mazin Cécile

   

Journaliste ActuaLitté. Dame bibliothèque et pionnière du droit des femmes dans la rédaction. Actualités générales.

 

Mots clés :
poésie - prose - IRM - régions du cerveau



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