Extrait

La petite sirène et autres contes
de Hans Christian Andersen

Le 01/11/2016 à 10:27

Auteur : Hans Christian Andersen
Editeur : J'Ai Lu
Genre : poche petits prix
Date de parution : 09/03/2005
ISBN : 9782290342763
Total pages :
Prix : 2 €
chaPitre.com title=
  • Zoom moins
  • Zoom plus
  • Signaler erreur
  • Envoyer à un(e) ami(e)

Version poche

 

illustration

ISBN : 9782290342763

Editeur : J'Ai Lu

Prix grand format : 2 €

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Version numérique

 

illustration

ISBN : 9782011606396

Editeur : Hachette Éducation

Prix grand format : 3.99 €

 

Acheter le livre
avec chaPitre.com

Résumé du livre
Voulez-vous partager les émotions d'une petite sirène tombée amoureuse d'un prince et qui est prête à endurer les pires souffrances pour devenir une vraie femme ? Ou accompagner le vilain petit canard, rejeté de tous, mais qui se révélera être un cygne magnifique ? Ou pleurer sur le sort d'une petite fille vendant des allumettes un soir d'hiver, glacée jusqu'au fond de l'âme et du corps ? Ou encore rire devant le grand-duc se pavanant, presque nu, devant la foule de ses adminirateurs ? Ou bien admirer l'amour qui unit un vieux couple de paysans ? Ou, enfin, découvrir les objets merveilleux que crée un prince déguisé en porcher pour séduire une princesse hautaine ?Partez dans le monde des contes d'Andersen, pleins de charme, d'émotion et d'originalité…Bibliocollège propose :• le texte intégral annoté de six contes : Le vilain petit canard, La petite fille et les allumettes, Les habits neufs du grand-duc, Ce que fait le vieux est bien fait, Le porcher,• des questionnaires au fil du texte,• des documents iconographiques exploités,• une présentation d'Andersen et de son époque,• un groupement de textes : « La métamorphose ».

 

Premier chapitre

L'ombre

 

C’est terrible, comme le soleil brûle dans les pays chauds ! Les gens y deviennent bruns comme de l’acajou, et, dans les plus chauds, noirs comme des nègres. Un savant était arrivé de son pays froid dans un de ces pays chauds, où il pensait pouvoir se promener comme chez lui ; mais bientôt il fut persuadé du contraire. Comme les gens raisonnables, il fut obligé de s’enfermer toute la journée chez lui ; la maison avait l’air de dormir ou d’être abandonnée. Du matin jusqu’au soir, le soleil brillait entre les hautes maisons, le long de la petite rue où il restait. En vérité, c’était insupportable.

Le savant des pays froids, qui était jeune encore, se croyait dans une fournaise ardente ; il maigrit de plus en plus, et son ombre se rétrécit considérablement. Le soleil lui portait préjudice. Il ne revenait véritablement à la vie qu’après le coucher du soleil.

Que d’agréments alors ! Dès qu’on allumait la bougie dans la chambre, l’Ombre s’étendait sur tout le mur, même sur une partie du plafond ; elle s’étendait le plus possible, pour reprendre ses forces.

Le savant, de son côté, sortait sur le balcon pour

s’y étendre, et ; à mesure que les étoiles apparaissaient sur le beau ciel, il se sentait peu à peu revivre. Bientôt il se montrait du monde sur chaque balcon de la rue : dans les pays chauds, chaque fenêtre a un balcon, car il faut de l’air même aux gens de couleur acajou. Comme tout s’animait alors ! Les cordonniers, les tailleurs, tout le monde se répandait dans la rue. On y voyait des tables, des chaises, et mille lumières. L’un parlait, l’autre chantait ; on se promenait ; les voitures roulaient, les ânes passaient en faisant retentir leurs sonnettes, un mort était porté en terre au bruit des chants sacrés, les gamins lançaient des pétards, les cloches des églises carillonnaient ; en un mot, la rue était bien animée.

Une seule maison, celle qui se trouvait en face du savant, ne donnait aucun signe de vie. Cependant quelqu’un y demeurait, car des fleurs admirables s’épanouissaient sur le balcon, et pour cela il fallait absolument que quelqu’un les arrosât. Aussi, le soir, la porte s’ouvrait, mais il y faisait noir, une douce musique sortait de l’intérieur. Le savant trouvait cette musique sans pareille, mais peut-être était-ce un effet de son imagination : car il eût trouvé toute chose sans pareille dans les pays chauds, si le soleil n’y eût brillé toujours. Son propriétaire lui dit qu’il ignorait absolument le nom et l’état du locataire d’en face ; on ne voyait jamais personne dans cette maison, et, quant à la musique, il la déclarait horriblement ennuyeuse.

« C’est quelqu’un qui étudie continuellement le même morceau sans pouvoir l’apprendre, dit-il ; quelle persévérance ! »

Une nuit, le savant, se réveilla et crut voir une lueur bizarre sur le balcon de son voisin ; toutes les fleurs brillaient comme des flammes, et, au milieu d’elles, se tenait debout une grande demoiselle svelte et charmante, qui brillait autant que les fleurs. Cette forte lumière blessa les yeux de notre homme, il se leva tout d’un coup, et alla écarter le rideau de la fenêtre pour regarder la maison d’en face : tout avait disparu. Seulement, la porte qui donnait sur le balcon était entr’ouverte, et la musique résonnait toujours. Il fallait qu’il y eût quelque sorcellerie là-dessous. Qui donc habitait là ? où était donc l’entrée ? Tout le rez-de-chaussée se composait de boutiques ; nulle part on ne voyait de corridor ni d’escalier conduisant aux étages supérieurs.

 

Suivez-nous

 

Désinscription

16

1

bibliocollege-la-petite-sirene-et-autres-contes-andersen-hans-christian-andersen

6344