Extrait

Damnés t.1
de Lauren Kate

Le 04/01/2016 à 16:29

Auteur : Lauren Kate
Editeur : Bayard Jeunesse
Genre : romance, anges
Date de parution : 18/11/2010
ISBN : 9782747033664
Total pages :
Prix : 16.90 €
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Editeur : Bayard Jeunesse

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Résumé du livre
Lorsque Lice entre à Sword & Cross, un lycée d'éducation surveillée, elle est d'emblée attirée par le ténébreux Daniel. Dans cet endroit sinistre où les portables sont interdits, où les élèves ont un passé lourd et où des caméras surveillent les moindres faits et gestes de chacun, Daniel devient une obsession. Mais le jeune homme évite Luce, qui est aussi courtisée par Cam, un beau brun aux yeux verts. Malgré sa fascination pour Daniel, Luce n'arrive pas à résister à Cam. Ce dilemme perturbe la jeune fille, déjà déstabilisée par la présence incessante d'ombres, qui la poursuivent et l'inquiètent depuis l'enfance. Tout est conçu pour que l'ordre règne à Sword & Cross, pourtant ce lieu deviendra le théâtre de drames troubles et mystérieux... (traduction Élisabeth Luc)

 

Premier chapitre

Au commencement

Helston, Grande-Bretagne

Septembre 1854

Vers minuit, ses yeux prirent enfin forme. Un regard félin, à la fois déterminé et hésitant, troublant. Oui, ils étaient parfaits, ces yeux-là : étirés vers le front, élégant et délicat, sous la cascade sombre de ses cheveux.

Il tint la feuille à bout de bras pour juger de ses progrès. Ce n’était pas évident de dessiner sans modèle, mais, de toute façon, il était incapable de travailler quand elle était là. Depuis qu’il était arrivé de Londres... Non, depuis leur première rencontre, il devait sans cesse veiller à la maintenir à distance.

Elle venait le trouver chaque jour, désormais, et, chaque jour, c’était plus difficile. Voilà pourquoi il partait le lendemain matin pour l’Inde ou pour les Amériques. Oui, peu lui importait la destination : où qu’il aille, ce serait plus facile que d’être ici.

Il se pencha de nouveau sur son dessin en soupirant. Il se servit de son pouce pour parfaire la lèvre inférieure boudeuse et charnue qu’il avait tracée au fusain. Ce papier sans vie, cruel imposteur, était pourtant le seul moyen de l’emmener avec lui.

Puis, en se redressant dans le fauteuil en cuir de la bibliothèque, il le sentit. Ce souffle tiède sur sa nuque.

Elle.

Sa simple proximité lui procurait la plus étrange des sensations, comme la chaleur des braises au moment où elles tombent en cendres dans le foyer d’une cheminée. Il n’eut pas besoin de se retourner pour savoir qu’elle était là. Il cacha le portrait dans le carnet posé sur ses genoux. Hélas ! il lui était impossible d’échapper à la jeune fille.

Il regarda vers le divan ivoire, à l’autre extrémité du salon. Quelques heures plus tôt, elle était apparue sans crier gare, dans une robe de soie rose, après les autres invités, pour applaudir la fille aînée de leur hôte, qui avait joué un superbe morceau au clavecin. Il jeta un coup d’œil au fond de la pièce, qui donnait sur la terrasse où, la veille, elle s’était faufilée jusqu’à lui, un bouquet de pivoines­ sauvages blanches à la main. Elle croyait toujours que son attirance pour lui était innocente, que leurs rendez-­vous fréquents sous la tonnelle n’étaient que de simples et heureuses... coïncidences. Quelle naïveté ! Mais il ne la contredirait pas, car il devait garder le secret.

Abandonnant ses dessins sur le fauteuil en cuir, il se leva et fit volte-face. Elle se tenait contre le rideau de velours rubis, vêtue de sa robe de chambre blanche toute simple. Ses cheveux noirs s’étaient échappés de sa tresse. Les joues empourprées, elle affichait cette expression ardente qu’il avait si souvent dessinée. Était-elle fâchée ? Gênée ? Il brûlait de le savoir, mais il ne pouvait se permettre de poser la question.

– Qu’est-ce que tu fais là ?

Pourquoi cette hargne ? Il regretta aussitôt sa brus­querie. Comment pouvait-elle comprendre ?

– Je... Je n’arrivais pas à dormir, bredouilla-t-elle en s’approchant du fauteuil, près de la cheminée. J’ai vu de la lumière dans ta chambre, et puis... (Elle se tut et baissa les yeux.)... Ta malle devant la porte. Tu t’en vas ?

 

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