Extrait

Débrouille-toi !
de Lionel Chareyre

Le 16/04/2014 à 19:31

Auteur : Lionel Chareyre
Editeur : Chemin vert
Genre :
Date de parution : 13 / 03 / 2014
ISBN :
Total pages : 178 pages
Prix : 0.99 €
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Résumé du livre
"Fraîchement diplômé, je viens de voler deux millions d'euros, rien de prémédité. " Etudiant, Quentin Leblanc rencontre Chloé dont il tombe follement amoureux. Leur idylle prend fin lorsqu'elle décide de partir étudier aux Etats-Unis. Une fois diplômé, Quentin effectue des missions d'intérims et est embauché en tant que comptable à l'Hippodrome de Vincennes. Un soir, il se retrouve seul avec un sac contenant la recette de la course du Grand Prix d'Amérique. Sur un coup de tête, il s'enfuit avec l'argent. Cavale, histoire d'amour, trahisons... Quentin est pris dans un tourbillon qui lui réserve son lot de surprises, dont une pour le moins inattendue! Lauréat du concours "Nos lecteurs ont du talent 2013" Les lecteurs ont aimé: rythme, très cinématographique, " à quand la suite? ", se dévore, rebondissements, jubilatoire...

 

Premier chapitre

Amour peut moult, argent peut tout.

Gilles de Noyers

 

 

 

Argent : cause de tout le mal.

Gustave Flaubert

 

Fraîchement diplômé, je viens de voler deux millions d’euros, rien de prémédité.

 

AVANT

 

Je m’appelle Quentin Leblanc, j’ai vingt-cinq ans et j’ai toujours vécu à Tours. Je suis fils unique d’une famille modeste. Mon père tient un magasin de clés minute dans le centre-ville et ma mère était femme de ménage. Elle est morte d’un cancer quand j’avais quatorze ans.

 

Après son décès, je ne me suis pas laissé aller et j’ai travaillé mes cours assidûment.

À dix-huit ans, j’ai été admis en classe préparatoire économique et commerciale au lycée Descartes de Tours. J’y ai alors rencontré mon premier amour : Chloé.

Il n’y a pas assez de mots pour décrire les sentiments que j’ai ressentis pendant les deux années que nous avons passées ensemble. Nous étions fous amoureux, inséparables, complices, taquins. Je vivais alors sur un nuage.

Trois mois avant l’examen final, nous avons dû choisir notre école de commerce. Un malaise s’est installé entre nous, car elle voulait étudier à l’étranger et elle avait reçu une réponse positive pour les États-Unis. Quant à moi, je ne voulais pas m’éloigner de ma ville natale pour rester près de mon père, qui avait et qui a toujours un problème cardiaque. Nous avions tous les jours de longues discussions sur notre avenir professionnel. Nous étions persuadés que les relations à distance ne fonctionnaient pas et que, si elle partait, notre histoire s’arrêterait. Elle a finalement décidé de s’inscrire à Los Angeles. La séparation à l’aéroport a été éprouvante.

Pour ma part, j’ai été accepté à l’ISC Paris, dans le 17e.

Sans nouvelles de Chloé depuis son départ, je l’ai appelée le jour de son anniversaire dans sa résidence universitaire. Le monde s’est écroulé quand une Américaine m’a annoncé qu’elle était sortie au restaurant avec son copain. Je n’ai pas laissé mon nom. À ce moment-là, quelque chose s’est cassé en moi. J’aurais aimé tourner la page, mais je n’arrivais pas à l’oublier et aujourd’hui encore, je l’ai toujours dans la peau.

Mon école de commerce a duré trois ans, et, pendant cette période, je me suis lié d’amitié avec Julien Delponce et Grégoire Marconi. Julien était plutôt beau gosse et c’était le genre de mec à qui tout réussissait, tandis que Greg était plutôt discret. Dans ce trio, j’étais celui qui aimait faire la fête, tout en étant sérieux dans mon travail.

Mon diplôme en poche, je me suis inscrit en Master II pour me spécialiser en comptabilité, à la différence de mes deux potes qui ne juraient que par la finance et se voyaient déjà traders roulant en Ferrari. J’étais différent, car je voulais une vie sans stress ; la mort de ma mère n’y était sans doute pas pour rien.

 

Il y a six mois, quand j’ai terminé mes études, j’étais célibataire, sans économies, et mes deux amis venaient de quitter la France. Ils avaient tous les deux décroché un boulot de courtier : Greg à Londres et Julien à New York. J’ai immédiatement cherché un emploi à Paris en envoyant mon CV dans toute la capitale. J’ai eu quelques réponses positives, mais je faisais la fine bouche, parce que je voulais un « job tranquille », avoir une vie en dehors de mon travail et en plus être bien payé.

 

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