Extrait

La petite boutique des sentiments
de Claude Colson

Le 04/03/2014 à 13:44

Auteur : Claude Colson
Editeur : Clément Editions
Genre :
Date de parution : 02 / 2014
ISBN :
Total pages : 93 pages
Prix : 2.99 €
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ISBN :

Editeur : Clément Editions

Prix grand format : 2.99 €

 

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Résumé du livre
Un homme, une femme. Lui est veuf, elle en couple. Une rencontre fortuite et leurs vies basculent. Une histoire de passion amoureuse, banale somme toute, ou presque? Pas si simple... : leur rapprochement va les amener à remettre en question tous leurs repères dans l’existence. Trouveront-ils un nouvel équilibre? A vous de le découvrir...

 

Premier chapitre

1

 

Le ballon roula aux pieds de Michel qui était en train de s’essuyer dans sa grande serviette de plage. Rapide, il le saisit et laissa venir vers lui les deux petits garçons .

— On peut l’récupérer, M’sieur, dit le plus rond des deux, qui avait aussi l’air le plus déluré.

L’autre, impressionné, restait à trois pas.

— Si je vous disais non, que feriez-vous ?

Il avait pris un air sévère.

— Z’avez pas l’droit, M’sieur, c’est notre ballon. Maman, maman, le monsieur nous a pris notre ballon.

La dame en question, une jolie brunette sourit à Michel. Elle observait la scène depuis quelques instants et avait bien vu qu’il ne faisait que les taquiner.

— Est-ce que vous le lui avez demandé poliment au moins ? Vous êtes-vous excusés de l’avoir dérangé ? Non, je suppose, alors faites-le et vite.

— Bonsoir, Madame, je crois que ce ne sera pas nécessaire. Je pense qu’ils ont compris.

Et il leur rendit leur jouet préféré.

— Merci M’sieur, excusez-nous.

— Vous voyez, ça sert toujours d’être poli, dit la dame avec un dernier sourire à Michel, tout en récupérant ses deux gamins. Allez, on y va, papa doit nous attendre à présent.

 

 

Après un « au revoir, Monsieur » que ses enfants reprirent en écho, elle entreprit de quitter la plage. Il était déjà plus de dix-huit heures et il commençait à faire moins chaud. Un petit vent se levait et le sable soulevé venait fouetter désagréablement les mollets des estivants, de moins en moins nombreux sur les lieux.

Resté seul, Michel finit de se sécher et rassembla ses affaires avant de prendre le chemin de l’hôtel.

Il pensa : « Qu’est-ce qui me prend ? Je suis en manque ? Me servir de prétexte pour aborder cette inconnue ! Bon, ok, elle m’a plu mais il faut que je me surveille. Allez, Michel, c’est pas grave ! », se dit-il dans un sourire pour lui-même.

 

2

 

— Monsieur Précaut, s’il vous plaît, un message pour vous !

Le réceptionniste s’avança vers Michel, qui venait d’entrer, et il lui remit un papier : « Rappeler le collège d’urgence, en rapport avec votre emploi du temps de l’an prochain, 03 27 35 1. 7.»

— Merci beaucoup de me l’avoir transmis ; bonne fin d’après-midi !

Ses yeux tombèrent à nouveau sur le papier. « Ah la la, pensa-t-il agacé ; même sur mon lieu de vacances, je verrai ça demain. »

C’était le dix juillet et Michel se trouvait à l’aube de son avant-dernière année d’enseignement. Fatigué par trente-cinq ans d’exercice de son métier de professeur de chimie, il n’aspirait à présent qu’à se diriger tranquillement vers les douces rives de la retraite.

 

 

Il les entrevoyait et commençait à s’y préparer mentalement. Il tenait à ce que cette fin de carrière se passe correctement.

Mais rien n’était sûr encore quant à son départ. L’incertitude planait sur le devenir des régimes de retraite. Il n’était pas tout à fait exclu que l’âge requis pour pouvoir faire valoir ses droits soit repoussé, étant donné la conjoncture économique. Pour Michel ce serait une vacherie, si près du but.

 

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