Extrait

Mondocane
de Jacques Barbéri

Le 14/11/2016 à 11:30

Auteur : Jacques Barbéri
Editeur : La Volte
Genre : science fiction / fantastique grand format
Date de parution : 26/05/2016
ISBN : 9782370490254
Total pages : 300
Prix : 22 €
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Résumé du livre
Bor Durin se réveille après sept années de cryogénisation. La guerre est finie. Laquelle de guerre ? Une parmi tant d'autres, à la différence que celle-ci fut gérée par des Intelligences Artificielles, aux humeurs pour le moins fantasques. Elles ne se sont pas privées, en matière de déballage d'atrocités pour parvenir à leurs fins, au détriment d'une humanité survivante qui n'a pas d'autres options que d'espérer en d'utopiques jours meilleurs et de lutter pour survivre dans un monde délirant, balancé entre l'expansion

 

Premier chapitre

Pour Célia & Malka

 

 

Lorsque l’on considère un sujet nouveau, on a fréquemment tendance à tout d’abord surestimer ce qui paraît déjà intéressant ou remarquable et ensuite, par une sorte de réaction naturelle, à sous-estimer l’état réel de la situation, quand nous découvrons que nos idées ont dépassé celles qui étaient réellement réalisables.

Comtesse Ada LOVELACE

 

Si la quantité ne peut pas être comparée à une autre, alors la quantité n’existe pas.

Max ESCHER

 

The stars are the Styx.

Theodore STURGEON

 

 

Elles se reproduisent par scissiparité.

Une stratification des organes et des membres semble s’effectuer. Les dernières naissances ont donné lieu à des monticules relativement différenciés. La base est un amalgame de jambes  ; puis viennent les ventres avec quelques organes digestifs ectopiques, ensuite les bras, suivis par les torses actionnant les organes cardio-pulmonaires à l’unisson. Un battement d’armée en marche.

Près de la surface, les têtes, abritées derrière des forêts de cheveux et, enfin, au sommet, les organes génitaux. Les intestins terminent leur course sous terre, abrités dans les derniers mètres du parcours par une haie de jambes.

Le désert assiste en silence à la naissance d’une nouvelle race de géants.

 

Les nouvelles collines sont très belles.

 

 

LE RAVISSEMENT DE LA LUNE

 

 

1.

 


Les collines bleues ressemblaient à des nuages de glace flottant sur l’horizon. La peau du lac floculait légèrement sous la morsure du gel naissant. Sous la surface, d’étranges plantes aux corolles sphériques ralentissaient le temps. Le paysage glissait autour de la barque telle une gigantesque sculpture.

— Les algues larguent des bulles d’ammoniaque, m’expliquait mon père. En remontant vers la surface, elles se retrouvent piégées par la glace.

J’adorais l’écouter. Il transformait un simple décor en un vaste laboratoire d’expérimentations baroques.

— C’est l’époque idéale pour la pêche… Regarde… Là  !

Il m’indiquait du doigt une forme noire qui ondulait sous les bulles captives.

— Les baratidas ont faim. Ils se préparent à hiberner et les vers de vase se font rares. Si nous n’en ramenons pas au moins une dizaine, nous sommes des moins que rien.

En effet, les cannes se plièrent. Et les poissons s’amoncelèrent dans le grand seau posé au centre de la barque…

 

Nous étions sur le point de rentrer, fiers de notre pêche, lorsqu’un étrange phénomène d’aspiration sonore installa le silence. Un silence mort. Vide. À couper le souffle. Un passage d’un des livres de mon père me revint alors en mémoire  : Nul bruit, nul souffle d’air, nul chant d’oiseau n’animait cette solitude  ; le paysage était éclairé, mais on ne voyait aucun rayon qui expliquât ce phénomène  ; et l’azur atmosphérique avait toutes les apparences d’un vaste crêpe tendu sur ce singulier pays… La température chuta brusquement de plusieurs degrés. Une truite arc-en-ciel bondit dans une gerbe d’écume. La mousse blanche se cristallisa aussitôt, emprisonnant l’animal dans une gangue de glace. Sculpture plantée dans la peau vitrée du lac.

 

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