Extrait

Rock star vampire
de Yves Bulteau

Le 06/12/2013 à 21:55

Auteur : Yves Bulteau
Editeur : Pre Aux Clercs
Genre : litterature jeunesse romans / contes / fables
Date de parution : 12/09/2013
ISBN : 9782842285272
Total pages : 384
Prix : 16 €
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Résumé du livre
"Tout au fond de moi-même, j'ai toujours su que je n'étais pas comme les autres. " Selma a 17 ans. Ses sensations sont celles d'un fauve, sa force physique est surhumaine. Elle aime le goût du sang et ne supporte pas la lumière du soleil. Ses parents lui cachent-ils quelque chose de grave, comme une maladie incurable? La nuit lui inspire des chansons étranges qu'elle poste sur le net. Découverte sur YouTube par un producteur avisé, Selma rejoint un groupe de rock, mené par un jeune guitariste de génie au charme envoûtant. Mais la force sombre qui possède Selma lui interdit d'aimer... La collection: Quête, romance, combats, sensualité, suspens, les romans "young adult" de la collection Pandore contiennent tous les ingrédients qui font les grands romans d'aventure: de l'évasion, de l'émotion, des personnages captivants et des histoires à couper le souffle. Des romans fantasy/fantastiques écrits par des auteurs français.

 

Premier chapitre

1

 

 

 

J’ai refermé les volets de ma chambre aussitôt après les avoir ouverts. Le ciel était beaucoup trop clair. Toute cette lumière qui se réverbérait sur la neige, c’était insupportable.

Le retour à l’obscurité m’a fait du bien. J’avais besoin de décompresser.

La veille, après le dîner, ça s’était mal passé entre maman et moi, pour une histoire stupide de téléphone portable que j’avais laissé traîner sur l’évier de la cuisine et qui avait failli basculer dans le broyeur. Ce n’était pas la première fois qu’on s’accrochait au moindre prétexte. Depuis plusieurs mois, un gouffre se creusait peu à peu entre nous. Il nous interdisait le plaisir de la complicité qui unit une mère à sa fille en train de devenir une femme. La plupart du temps, elle mettait ces accrochages sur le compte de mes réactions d’adolescente qu’elle avait du mal à supporter, mais je sentais que c’était plus grave que ça, plus profond. Je le devinais à ses silences, à ses regards qui se dérobaient. Elle me cachait quelque chose, j’en avais la conviction. Quelque chose sur moi, qu’elle brûlait de me dire sans y parvenir, et ça lui mettait les nerfs à fleur de peau. Sans me l’avouer vraiment, je redoutais une maladie rare, dont toutes mes anomalies pouvaient être les symptômes. Les médecins ne disent jamais ces choses-là devant les enfants, ils attendent d’être seuls avec les parents. J’aurais dû lui poser la question, les yeux dans les yeux, j’aurais pu chercher sur Internet, mais je ne l’ai pas fait. J’avais trop peur.

Une fois mes volets et ma fenêtre refermés, j’ai écouté s’il y avait du bruit dans la maison. Je n’ai rien entendu. Papa était sans doute déjà parti et maman sur sa planche à dessin. Illustratrice de livres pour enfants, elle oubliait souvent le temps qui passe et de toute façon elle n’avait aucune raison de se préoccuper de moi ce matin-là. Pas de lycée, c’était le premier jour des vacances de Noël.

Comme d’habitude, je n’avais presque pas dormi de la nuit. Je l’avais passée à grignoter des biscuits salés en ruminant ma rancœur.

J’ai allumé mon ordinateur et je me suis connectée sur YouTube.

Je n’ai pas été surprise mais ça me faisait toujours un drôle d’effet. J’avais posté ma dernière vidéo depuis à peine une semaine et on en était déjà à plus de quatre mille connexions. Trois cent cinquante-deux nouveaux visionnages depuis la veille !

En revanche, il n’y avait pas beaucoup de posts.

Seulement ceux des fans les plus mordus.

Les autres, c’était comme s’ils ne savaient pas quoi dire de ma musique. Ils étaient de plus en plus nombreux à l’écouter, mais de là à pouvoir en parler… Ils se contentaient d’ajouter des smileys aux expressions étonnées, perplexes, qui voulaient peut-être dire, à leur façon : « Ça me touche, mais je ne sais pas pourquoi, et c’est pour ça que ça me touche. »

Il faut dire que mes chansons, surtout à cette époque-là où j’étais encore toute seule à m’enregistrer en m’accompagnant à la guitare électrique, ne ressemblaient à rien de ce qu’on pouvait entendre ailleurs.

 

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