Extrait

Stress et grossesse ; quelle prevention pour quel risque ?
de Molenat, Francoise;Rogiers, Luc

Le 19/12/2014 à 09:51

Auteur : Molenat, Francoise;Rogiers, Luc
Editeur : Eres
Genre : psychologie / psychotherapie
Date de parution :
ISBN : 9782749213736
Total pages : 325
Prix : 25.50 €
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Résumé du livre
Le concept de stress se situe à la charnière du somatique et du psychique, à la croisée des disciplines, et suscite le débat. Depuis dix ans, le stress lors de la grossesse est incriminé non seulement comme cause de prématurité, mais également comme perturbateur du développement ultérieur de l'enfant attendu. Ces études deviennent si précises qu'elles ont de quoi effrayer. Elles mettent les professionnels de la naissance au défi d'améliorer la sécurité émotionnelle de la femme enceinte, sans oublier la part positive

 

Premier chapitre

 

 

 

 

 

 

 

Avant-propos

 

Du corps à l’esprit : le stress, pont entre les disciplines ?

 

 

Francis  Puech

 

Francis Puech est gynécologue-obstétricien, professeur des universités, praticien hospitalier, hôpital Jeanne-de-Flandre, CHRU de Lille.

 

 

Françoise  Molénat

 

Françoise Molénat est pédopsychiatre (Montpellier), présidente de l’Association de formation et de recherche sur l’enfant et son environnement.

 

www.afree.asso.fr

 

 

Le monde professionnel de la naissance est largement convaincu de la réalité du stress, de ses effets sur le déroulement obstétrical, et plus confusément sur l’équilibre ultérieur des liens familiaux. Cette conviction a reposé longtemps sur l’intuition clinique, mais n’avait pu jusqu’alors s’enrichir massivement, au prix d’une évolution consistante des pratiques, des multiples travaux y donnant une valeur scientifique. Mises de côté faute d’outils adéquats pour aborder avec rigueur la question des émotions négatives, ces études sont restées le plus souvent lettre morte, et figurent peu dans l’enseignement médical académique.

En même temps, l’utilité du stress comme facteur d’adaptation face à l’imprévu relève de l’expérience quotidienne. Des travaux très récents insistent sur la nécessité vitale du stress chez l’enfant au cours de l’accouchement, afin de faciliter le passage vers un environnement radicalement neuf. Où se situe donc la limite entre intervenir – comment ? – et laisser faire ? Pourtant, la fréquence exponentielle des consultations aux services d’urgence pédiatrique dans les deux premiers mois du nourrisson, la plupart sans motif organique avéré, signe le taux d’anxiété chez certains parents. Faute d’une écoute prénatale suffisante, ils n’ont pu réorganiser leur propre système de protection défaillant face au stress, ni organiser les points d’appui nécessaires. Parfois ils ont pu souffrir d’une perte de confiance en eux-mêmes liée au déroulement obstétrical ou à un échec d’allaitement.

Tel est l’objet de cet ouvrage. Les arguments évidents de santé publique ne suffisent pas, l’intuiti on clinique non plus. Les connaissances biologiques récentes emporteront-elles la conviction pour qu’une démarche de soins périnataux s’inscrive plus profondément dans la charnière entre biologie et activité psychique que constitue le stress ? En attendant d’en évaluer les effets à moyen terme, la meilleure sécurité des professionnels eux-mêmes peut-elle améliorer la protection des femmes enceintes, dans des conditions d’exercice mieux balisées par les directives du dernier Plan périnatalité en France ? On sait qu’un des obstacles réside dans la difficile évaluation de processus de communication complexes, même si le recul a permis d’affirmer le gain financier de programmes d’intervention précoce lancés voici une vingtaine d’années aux États-Unis. Un retour d’information s’imposera, car l’effet des pratiques ne s’évalue que rarement dans l’immédiat. Le développement de l’enfant et la solidité des places parentales en rendront compte, malgré la multiplicité des facteurs en jeu dans cette sécurité… Mais surtout, c’est le maintien de la confiance chez les parents dans le système de soins qui peut permettre d’éviter le repli dans l’isolement. Dans l’attente, on peut faire l’hypothèse que la sécurité des professionnels, lorsqu’ils bénéficient des outils nécessaires et sortent eux-mêmes de leur isolement, constitue d’ores et déjà un facteur d’allègement du stress parental.

 

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